« Modèle » d’art de vivre ? 

Trémargat, le village breton “hors norme” et durable


Agriculteur biologique, Baptiste Gilbert, cueille des tomates dans sa serre à Trémargat (22). / © F. Tanneau / AFP
Agriculteur biologique, Baptiste Gilbert, cueille des tomates dans sa serre à Trémargat (22). / © F. Tanneau / AFP

« Pauvre et incultivable » dans les années 70, Trémargat, village du Centre-Bretagne aux 200 âmes volontaires, est désormais un objet de curiosité en France et à l’étranger pour son agriculture bio et sa démocratie participative.


Par HP (avec AFP) 

Autour du bourg, un bocage vallonné verdoyant, bordé de haies et taillis. Une campagne du « Kreiz Breizh » (coeur de la Bretagne) qui semble figée, épargnée par remembrement rural, destiné à agrandir les exploitations agricoles.

Pourtant avec ses 50 chèvres élevées à l’herbe, Nolwenn Le Boedec, est « bien occupée« .


Éleveurs, fromager, épicier…

« On fait plein de métiers à la fois: éleveurs, paysans parce qu’on travaille la terre, fromagers, commerçants. Je fais aussi partie de l’épicerie associative« , énumère l’ancienne restauratrice francilienne, arrivée il y a 12 ans.


Dans cette commune des Côtes-d’Armor moins peuplée qu’une rame de métro, on ne compte pas moins de 16 associations et 33 entreprises d’agriculteurs, potier, ébéniste, fleuriste, infirmiers, coutelier…

« Nous les arriérés, les néoruraux… »

« C’est totalement hors norme« , reconnaît Mathieu Castrec, éleveur de 37 ans. Avec 16 exploitations réparties sur 600 hectares, « on a réussi à prouver que nous les arriérés, les néoruraux, on peut travailler sur des petites exploitations et qu’on gagne bien mieux notre vie que la majorité des exploitations conventionnelles qui détricotent l’emploi« , estime l’ancien cuisinier en Savoie. « Un joli pied de nez ».

Une fois la traite achevée, il troque sa tenue d’éleveur pour celle d’adjoint au maire. « On n’habite pas à Trémargat par hasard, les gens sont acteurs de leur environnement« , explique-t-il.

« Cela ne veut pas dire que tout est rose« 

Le maire y est élu pour un mandat unique. Une seule liste se présente aux élections et le conseil municipal met en oeuvre un projet émanant des idées des habitants.

« Cela ne veut pas dire que tout est rose », nuance l’élu-éleveur. « On a des forts caractères mais quand les choses se posent, on réussit à dépasser les tensions« .

« Modèle » d’art de vivre ?

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