l’eau en quantité importante : Analyse des faits scientifiques.

Eau : disparaît-elle vraiment ?

On entend souvent parler du fait que « l’eau vient à manquer », que « l’eau est en train de disparaître ».
Est-ce vraiment le cas ? Analyse des faits scientifiques.

Parmi toutes les préoccupations environnementales qui tourmentent (ou pas) nos
sociétés contemporaines, il y a le problème de l’eau.

Faut-il encore rappeler que l’eau est une substance fondamentale pour la Vie ?
Est-il nécessaire de dire à quel point l’eau est une ressource indispensable
au fonctionnement complexe des sociétés humaines, au-delà même de son importance vitale ?

Non, tout cela nous le savons bien, nous en avons au moins conscience.

Les médias transmettent chaque jour des informations alarmantes sur les sujets
maintenant emblématiques de l’environnement, du « changement climatique » et en outre, sur les problèmes liés à l’eau. Il est en effet crucial que chacun prenne conscience de ce qui est en train de se dérouler, de la façon dont notre planète évolue en réponse à notre empreinte, à nos activités. Des problèmes existent, des problèmes graves et il faut se soucier de la résolution de ces problèmes pour garantir notre avenir à tous.


Cependant, la vulgarisation des phénomènes naturels et des faits scientifiques est très souvent lacunaire, erronée, incomplète ou simplement mal formulée. Or, pour que chacun se sente concerné par le combat que nous devons mener pour préserver la qualité de la nature et de la vie de chacun (y compris de nos colocataires du règne animal, végétal et des champignons, dont nous dépendons), il faut que la connaissance exacte des faits soit acquise par le plus grand nombre. Pour cela, nous nous devons de combattre les idées reçues, et les erreurs d’interprétation qui peuvent nous mener à prendre de mauvaises décisions, ou simplement à nous sentir impuissant face aux changements environnementaux que nous vivons.

Dans cette optique, je souhaite parler ici d’un sujet que je connais bien puisque je l’étudie en long, en large et en travers : l’eau.

Il y a de bons articles, de bons commentaires mais aussi malheureusement, des idées complètement erronées dont il est impossible de comprendre l’origine.




L’originalité de notre planète le Terre n’est pas de posséder de l’eau en quantité importante (cependant dérisoire par rapport à la masse totale du globe). L’originalité de la planète bleue vient du fait que l’eau dont elle recèle, est présente dans les trois états de la matière : liquide, glace et vapeur. Cela est possible grâce à un ensemble de circonstances bien heureuses qui ont conduit à la formation de notre planète avec ses propriétés dimensionnelles aujourd’hui bien connues, et sa position dans le système solaire. En clair, la position de la Terre et ses conditions de surface lui confèrent les conditions de pression et de température permettant à l’eau de se trouver sous toutes ses formes.

Vous allez me dire, très bien, mais à quoi ça nous sert d’avoir de l’eau sous toutes ses formes ?

En fait, l’importance première pour notre vie (continentale) provient du duo eau liquide-eau gazeuse (pas l’eau pétillante, l’eau sous forme gazeuse !).
Elle est au cœur de la raison pour laquelle l’eau peut être transférée dans un cycle sans fin des océans vers les continents et vice versa. Le moteur de ces transferts est presque exclusivement l’énergie radiative nous provenant du Soleil, qui permet l’évaporation et met en route les circulations atmosphériques (en passant, c’est aussi une chance que nous ayons une atmosphère, ce qui n’est pas le cas de toutes les planètes telluriques => Mercure !).

Le cycle de l’eau, tout le monde l’a étudié un jour au moins une fois, à l’école ou ailleurs. Ce n’est pas une nouveauté ce que j’avance là.

Mais si le cycle de l’eau est un cycle sans fin (du moins tant que l’énergie radiative solaire nous parviendra), comment se fait-il que l’on entende dans les médias que « l’eau vient à manquer »? Oui on entend, on lit ce genre de choses. Et si on veut être précis, c’est une déclaration aberrante, fausse, qui souffre en vérité d’une simplification bien trop poussée.

L’eau présente sur Terre ne disparaît pas, et l’eau douce globale présente sur les continents n’a pas sensiblement changée ces dernières années.

Mais si l’on en croit cette phrase, « l’eau vient à manquer », on peut penser que nous sommes foutus, que l’eau se volatilise, et après on façonne des explications aberrantes : « l’eau se dissout » comme j’ai pu le lire. « Elle se décompose en H2 et O », en sous-entendant que c’est cela qui cause les problèmes liés à la disponibilité de l’eau pour la consommation humaine.


Voyez-vous comme une simple imprécision dans la transmission de l’information peut dériver en des idées reçues ? La vulgarisation ne doit pas devenir la simplification maximum des faits scientifiques, sinon l’explication précise et en des termes moins complexes de la réalité établie des phénomènes naturels.

Il faut se rendre compte que ceux qui prennent des décisions, les élus, puisent leurs connaissances dans de tels médias. Et si ces derniers n’observent pas un travail méticuleux, des contre-vérités peuvent aboutir à des décisions absurdes.
Ce qui est en fait exprimé par le fait que l’eau manque, sous-entendu pour notre consommation et nos besoins (industrie, agriculture…), c’est de la répartition des eaux douces de surface et la taille des réservoirs continentaux ne permettent pas à toutes les populations d’avoir accès à l’eau autant qu’elles en auraient besoin.

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Pour le moment, il faut réinjecter de l’eau de pluie ou de l’eau déminéralisée tous les 1000 kilomètres mais la technique est déjà fonctionnelle et très prometteuse. Alors qu’est ce qu’on attend ?!

Je m’explique : outre le fait qu’à la base l’eau soit inégalement répartie à la surface des continents, les ressources en eau utilisable (c’est-à-dire eau potable + eau utilisable pour d’autres secteurs) s’amenuisent dans plusieurs régions pour plusieurs raisons dont voici une liste non exhaustive :

 

  • On prélève trop d’eau dans ces réservoirs. Ces derniers se rechargent moins rapidement qu’ils ne sont vidés. C’est notamment le cas en France dans certaines nappes, comme celles du Bassin Parisien.

 

  • La taille des réservoirs dans lesquels l’eau est utilisable est réduite, notamment suite à leur contamination. Il existe des moyens pour remédier à la beaucoup de types de contaminations, mais ceux-ci sont coûteux (et donc accessibles aux pays développés seulement), souvent complexes à mettre en place et rarement complètement efficaces. Et l’enjeu est aussi de repérer la source de contamination ainsi que sa propagation.

 

  • En réponse au changement climatique et la modification des paysages par l’Homme (en hydrologie, ce dernier critère est souvent tout aussi déterminant, sinon plus, que le climat), le bilan hydrologique d’une région peut être plus ou moins modifié. Des sècheresses peuvent apparaître à certains endroits tandis que d’autres ont un excès d’eau, qui peut aussi être gênant (inondations).

 

  • De manière générale les causes d’un réchauffement climatique sont que le cycle hydrologique est intensifié avec une pression de vapeur plus élevée (plus d’eau dans l’atmosphère), des précipitations qui peuvent être souvent plus abondantes (surtout pour les hautes latitudes et certaines régions tropicales), avec une fréquence plus faible contre une intensité plus élevée. L’augmentation des températures dans le même temps entraîne une augmentation de l’évapotranspiration.

La couverture neigeuse en hiver ainsi que la taille des glaciers viennent logiquement à diminuer aussi dans l’espace et dans le temps, provoquant davantage de sècheresses estivales (Bates et al., 2008). Tout cela provoque une augmentation très inquiétante des débits fluviaux sur des périodes très courtes avec une conséquence simple : l’eau retourne plus vite vers les océans, où elle est (quasiment) inutilisable, au lieu de rester stockée dans les réservoirs (souterrains par exemple).
Le manque d’infiltration est causé par une baisse de l’humidité des sols, et un sol sec ne permet pas d’infiltrer une quantité importante des eaux arrivant d’une précipitation intense. En définitive c’est tout le bilan hydrologique d’une région qui est modifié, avec une diminution de la quantité d’eau disponible dans les réservoirs.
En outre, une augmentation des températures intensifient les contrastes des conditions hydrologiques présentes à la surface du globe, et tend à renforcer les extrêmes de précipitations et de sècheresses.

  • L’eau peut être retenue artificiellement par des installations hydro-électriques (barrages). Cela peut constituer une véritable catastrophe pour les populations localisées en aval du barrage. C’est aussi une des sources de discorde sur l’eau entre les pays.

On pourrait disserter des heures sur les enjeux liés à l’eau… C’est un sujet bien vaste et très intéressant !
Je ne sais pas si j’ai réussi à faire passer le message que je souhaite vous transmettre. Mais cela peut se résumer ainsi :

Nous entendons parler, à la télé, dans les journaux, que nous allons manquer d’eau (ou que nous manquons déjà d’eau). C’est vrai, mais pas au sens strict. Et j’espère que cet article vous a aidé à en saisir une partie des raisons.
L’eau reste et restera présente sur notre planète. Cependant, les réservoirs dans lesquels nous puisons cette ressource sont en danger, et les causes en sont l’activité humaine(gestion du territoire, urbanisation, agriculture intensive…) ainsi que le réchauffement climatique (dont il est maintenant généralement admis qu’il est au moins en partie causé par l’Homme).

Je vous laisse le soin de poser des questions, de demander des précisions ou d’apporter vos connaissances sur le sujet. Ou de me corriger si j’ai commis une erreur.

Au plaisir de vous lire !

Références:

Bates, B.C., Z.W. Kundzewicz, S. Wu and J.P. Palutikof, Eds., 2008: Climate Change and Water. Technical Paper of the Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC Secretariat, Geneva, 210 pp.

Gilli,E., Mangan, C. et Mudry, J., 2008: Hydrogéologie. Editions Dunod, Paris.

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