Internet : le plus gros pollueur de la planète ?

Pollution internet

Bilan de la pollution émise par internet

Lorsque l’on souscrit un contrat d’énergie, chez EDF ou un fournisseur autre, on peut logiquement penser que c’est notre consommation courante qui utilise le plus d’énergie, mais à tort !

Si Internet était un pays, il serait le 3ème plus gros consommateur d’électricité au monde avec 1500 TWH par an, derrière la Chine et les Etats-Unis. Au total, le numérique consomme 10 à 15 % de l’électricité mondiale, soit l’équivalent de 100 réacteurs nucléaires. Et cette consommation double tous les 4 ans !


Ainsi selon le chercheur Gerhard Fettweis, la consommation électrique du web atteindrait en 2030 la consommation mondiale de 2008 tous secteurs confondus. Dans un futur proche, Internet deviendrait ainsi la première source mondiale de pollution.


Cette croissance du web est telle qu’elle constitue un véritable enjeu environnemental pour les années à venir. Dans un climat de transition énergétique où l’on tend vers la fin du nucléaire, il paraît essentiel de prendre en compte la consommation exponentielle du numérique, qui risque d’être dure à alimenter avec des énergies renouvelables. En matière d’émissions de CO2, internet pollue 1,5 fois plus que le transport aérien. La moitié des gaz à effet de serre produits par internet provient de l’utilisateur, l’autre moitié étant divisée entre le réseau et les data centers.

L’impact environnemental des data centers

Avec le développement du big data, les centres de données sont un véritable symbole de la croissance du numérique. Leur impact écologique, qui était encore minime il y a 15 ans, représente désormais 4% de la consommation électrique mondiale. Un data center consomme autant d’électricité que 30 000 habitants européens. Ainsi, les 182 centres de données présents sur le territoire français en 2016 concentrent 8% de la consommation électrique nationale.

Des mesures sont actuellement prises pour réduire l’impact environnemental des data centers :

  • les alimenter à 100 % par des énergies renouvelables, comme commencent à le faire Facebook, Google et Apple.
  • les localiser dans les pays nordiques, afin de profiter de l’air frais pour refroidir les ordinateurs et ainsi minimiser l’utilisation de la climatisation, qui représente 40% de leur consommation énergétique.
  • réutiliser la chaleur émise en redirigeant les flux d’air ou les circuits d’eau. En Seine-et-Marne par exemple, un centre nautique et une pépinière d’entreprises du Val d’Europe l’expérimentent avec le data center voisin.

Appeler EDF pour ouvrir son compteur Résilier son contrat de gaz Trouver le meilleur contrat d’électricité

L’empreinte écologique des internautes

N’oublions pas l’utilisateur, responsable de 50 % des gaz à effet de serre d’internet ! Nous étions 3,9 milliards d’internautes en 2016 (47 % de la population mondiale) et d’après Google nous dépasserons les 5 milliards en 2020 (+30%). Il est donc nécessaire de sensibiliser les internautes sur leur impact écologique et les gestes permettant de réduire leur empreinte carbone.

Les emails

Plus de 12 milliards de mails sont envoyés chaque heure dans le monde, émettant au total 50 Giga Watt Heure, soit la production électrique de 18 centrales nucléaires pendant une heure. L’envoi d’un mail avec une pièce jointe de 1 Mo dégage 19 grammes de CO2 et sa consommation électrique est équivalente à celle d’une ampoule pendant une heure.

Mesures possibles :

  • Garder seulement les emails nécessaires. En effet un message conservé dans la boîte mail fait tourner des serveurs, qui vont scanner nos emails en permanence.
  • Se désabonner des newsletters inutiles.
  • Compresser les pièces jointes et envoyer les photos en basse résolution.
  • Limiter le nombre de destinataires lors de l’envoi d’un email.

La navigation sur le web

Chaque heure dans le monde, plus de 140 millions de requêtes sont effectuées sur Google. D’après M. Wissner-Gross, chercheur à Harvard, chaque requête Google émet 7 grammes de CO2. Ainsi en une heure, le CO2 émis par les mails du monde entier équivaut à 1000 aller retours Paris – New York.

Mesures possibles :

  • Prendre le temps de bien formuler ses requêtes et ne pas hésiter à utiliser les opérateurs de recherche si vous naviguez sur Google.
  • Enregistrer les sites que vous visitez fréquemment en favori. Cela évite l’usage de requêtes pour les retrouver.
  • Choisir un moteur de recherche responsable, qui compense les émissions carbones. C’est le cas de Lilo ou du français Ecogine, qui financent des projets sociaux et environnementaux ou encore d’Ecosia, qui plante un arbre toute les 7 secondes.
  • Limiter l’utilisation du streaming. Regarder un film en streaming nécessite la connexion avec un serveur pendant toute la durée du visionnage. Ainsi, des études ont montré que regarder un film haute définition en streaming émet autant de gaz à effet de serre que la fabrication, le transport et la lecture d’un DVD.
  • Garder sur le cloud seulement les fichiers importants. Le stockage de données sur Internet est en forte croissance, prenant peu à peu la forme d’un nuage de pollution. L’apparence infinie du cloud entraîne le dépôt de fichiers souvent lourds, qui nécessitent l’utilisation 24h/24 de serveurs pour les stocker.
  • N’utilisez les recherches internet que lorsque c’est vraiment nécessaire. En plus, cela devrait faire baisser le prix de votre abonnement edf.

Sources :

  • Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie)
  • Internet : la pollution cachée. France 5

Mis à jour le 14 Sep, 2021 Qui sommes nous ? Redactor

Alexis Willot

Consultant senior spécialiste de l’énergie

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DANS UNE CARAVANE OU UN CAMPING CAR ?

Deux possibilités d’alimentation très simples existent : les bouteilles de gaz et les installations fixes alimentées par un réservoir de gaz.

Les bouteilles de gaz :

Les bouteilles de gaz s’installent en général très simplement dans deux emplacements qui leur sont réservés dans la caravane ou le camping-car. Elles y sont raccordées aux tuyauteries qui desservent les appareils d’utilisation.
Attention : la réglementation française interdit formellement le remplissage de bouteilles à partir d’une station de distribution de carburant GPL. Vous devez vous fournir en bouteilles pleines dans un point de vente dédié. Une fois vides, vous pouvez les échanger contre de nouvelles bouteilles.
Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter l’arrêté du 30 août 2010 relatif aux prescriptions applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 1414-3 : Installations de remplissage ou de distribution de gaz inflammables liquéfiés : installations de remplissage de réservoirs alimentant des moteurs ou autres appareils d’utilisation comportant des organes de sécurité (jauges et soupapes).

L’installation fixe alimentée par un réservoir de gaz

Les caravanes et camping-cars peuvent également être équipés d’une installation fixe alimentée par un réservoir de gaz.
D’un point de vue réglementaire, ce dernier doit répondre aux exigences définies dans l’arrêté du 7 juin 2002 modifié imposant le respect des dispositions des § 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 de la norme NF EN 1949 d’avril 2011.

Comment utiliser le butane & le propane
dans une caravane ou un camping car ?

Ces réservoirs entrent dans le cadre de l’arrêté type 1414-3 relatif aux stations-service GPL (arrêté du 30 août 2010 cité ci-dessus) et peuvent être remplis en station-service.

Pour éviter tout litige en station-service concernant le respect des dispositions réglementaires de son réservoir, il est recommandé de disposer du document qui atteste de la conformité de l’installation.Remplissage en GPLc autorisé en station-serviceRemplissage strictement interditRéservoir : – construit et installé conformément aux dispositions de la norme EN 1949 – solidement attaché au châssis du véhiculeBouteilles traditionnelles

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La centrale à charbon de Cordemais sera exploitée au moins jusqu’en 2024

Le projet de conversion de la centrale est arrêté en raison d’un manque de rentabilité. Elle restera en activité pour assurer l’équilibre du réseau électrique en Bretagne.

Le Monde avec AFP et Reuters Publié hier à 17h42

Temps de Lecture 2 min.

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Selon les chiffres du ministère de la transition écologique, la centrale de Cordemais emploie 355 salariés et représente 390 emplois indirects.
Selon les chiffres du ministère de la transition écologique, la centrale de Cordemais emploie 355 salariés et représente 390 emplois indirects. LOIC VENANCE / AFP

Lancé en 2015, le projet Ecocombust de reconversion à la biomasse de la centrale à charbon de Cordemais, en Loire-Atlantique, tombe à l’eau. Il va être arrêté, et la centrale à charbon sera exploitée au moins jusqu’en 2024 au lieu de 2022, ont annoncé le ministère français de la transition écologique et EDF, jeudi 8 juillet.

Cette centrale, qui sera la dernière, sera utilisée « à la marge », afin de répondre aux besoins de la région Ouest, « durant les pointes de consommation en hiver, pendant quelques dizaines à quelques centaines d’heures par an tout au plus », précise le ministère, qui confirme sa stratégie de sortie du charbon. L’exploitation de la centrale à pleine puissance sera limitée à environ 750 heures par an.

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Le projet Ecocombust, initialement porté par les salariés, la CGT en tête, consiste à transformer en combustible des résidus de taille, d’élagage et de bois d’ameublement. « Alors que le Conseil d’Etat demande au gouvernement d’intensifier ses efforts pour lutter contre le réchauffement climatique (…), EDF et le gouvernement renoncent au projet Ecocombust », déplore la CGT dans un communiqué, promettant de déployer « l’ensemble de ses moyens d’action pour faire changer cette décision ».

Manque de rentabilité

Dans un courrier à la CGT, Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF explique que deux raisons ont conduit le groupe à mettre un terme à Ecocombust : un coût qui ne permettra pas de garantir « un prix du produit attractif par rapport au marché actuel » et le départ du projet de Suez, annoncé en avril, qui aurait entraîné un retard dans la date de mise en service industrielle à 2024. « Plus récemment, l’envolée des prix des matières premières en cette période de crise sanitaire a encore alourdi le coût d’investissement global », ajoute le PDG dans son courrier.

Jean-Bernard Lévy souligne dans le même temps que l’abandon d’Ecocombust « ne remet aucunement en question » l’exploitation de la centrale au-delà de 2022, d’autant que le gestionnaire des lignes à haute tension françaises, RTE, en a confirmé le besoin jusqu’en 2024, voire 2026. Il évoque aussi la possibilité qu’EDF mette en place à Cordemais un démonstrateur industriel dans le cadre de ses travaux sur un parc « thermique décarboné ».

L’INJECTION D’eau Pour économiser se démocratise…

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D’autres collectivités et grands groupes ont suivi le Mouvement : Cliquez ICI

Après SCREG , Cadiou Industrie , des Taxis & Mairies, Les Ebénistes ALLOT, d’autres groupes … se jettent à l’eau

une toute nouvelle Tesla prend feu AVEC LE CONDUCTEUR

Etats-Unis : une toute nouvelle Tesla prend feu avec le conducteur au volant

L’accident s’est passé mardi soir à Haverford, non loin de Philadelphie, ont détaillé dans un communiqué vendredi les pompiers de Lower Merion. «En raison de l’ampleur du feu et du type de véhicule impliqué», plusieurs compagnies ont été dépêchées sur place, ont précisé les pompiers qui ont dû arroser la voiture pendant plus de deux heures pour éteindre l’incendie.

Situation «effrayante»

Selon des avocats affirmant représenter le conducteur, ce dernier était au volant lorsque le véhicule s’est spontanément embrasé. Il a temporairement été coincé à l’intérieur avant de pouvoir en sortir. L’essentiel de la carrosserie et de l’intérieur du véhicule ont brûlé, montrent des photos postées sur le site des pompiers. Dans un message transmis à l’AFP, Mark Geragos du cabinet Geragos & Geragos, qui dit représenter le conducteur, a estimé qu’il s’agissait d’une situation «effrayante» et «d’un problème majeur évident».

À LIRE AUSSI :Tesla: le temps des polémiques avec l’Allemagne

«Notre enquête préliminaire est en cours, mais nous demandons à Tesla de mettre ces voitures sur la touche jusqu’à ce qu’une enquête complète puisse avoir lieu», a-t-il ajouté sans préciser le nom de son client. Il travaille sur le dossier en collaboration avec un autre avocat, Jason Setchen de la société Athlete Defender. Tesla n’a pas donné suite à une sollicitation de l’AFP. Le fabricant de véhicules électriques a livré le 10 juin les premiers exemplaires de la nouvelle version de luxe, plus rapide, de sa berline Model S, baptisée «Plaid».

Le conducteur a réussi à s’extirper de la voiture, un modèle « Plaid » tout juste commercialisé. Les pompiers ont mis des heures à éteindre l’incendie, survenu cette semaine en Pennsylvanie.

La carcasse de la voiture incendiée après l'intervention des pompiers. AFP/Geragos & Geragos
La carcasse de la voiture incendiée après l’intervention des pompiers. AFP/Geragos & Geragos 

Une toute nouvelle Tesla Model S « Plaid » a pris feu en Pennsylvanie aux Etats-Unis, avec son conducteur au volant, lequel a eu du mal à sortir du véhicule, selon les autorités et les avocats de l’automobiliste. L’accident s’est passé mardi soir à Haverford, non loin de Philadelphie, ont détaillé dans un communiqué vendredi les pompiers de Lower Merion.

« En raison de l’ampleur du feu et du type de véhicule impliqué », plusieurs compagnies ont été dépêchées sur place, ont précisé les pompiers qui ont dû arroser la voiture pendant plus de deux heures pour éteindre l’incendie.

Selon des avocats affirmant représenter le conducteur, ce dernier était au volant lorsque le véhicule s’est spontanément embrasé. Il a temporairement été coincé à l’intérieur avant de pouvoir en sortir. L’essentiel de la carrosserie et de l’intérieur du véhicule a brûlé, montrent des photos postées sur le site des pompiers.

Dans un message transmis à l’AFP, Mark Geragos du cabinet Geragos & Geragos, qui dit représenter le conducteur, a estimé qu’il s’agissait d’une situation « effrayante » et « d’un problème majeur évident ». « Notre enquête préliminaire est en cours, mais nous demandons à Tesla de mettre ces voitures sur la touche jusqu’à ce qu’une enquête complète puisse avoir lieu », a-t-il ajouté sans préciser le nom de son client. ll travaille sur le dossier en collaboration avec un autre avocat, Jason Setchen de la société Athlete Defender. Tesla n’a pas donné suite à une sollicitation de l’AFP.

Un modèle à 120 990 dollars

Le fabricant de véhicules électriques a livré le 10 juin les premiers exemplaires de la nouvelle version de luxe, plus rapide, de sa berline Model S, baptisée « Plaid ». Avec une puissance de crête de 1 020 chevaux, elle peut rouler jusqu’à 320 kilomètres par heure (200 miles par heure) et accélérer de 0 à 97 km/h (60 mph) en 1,99 seconde. Elle coûte 129 990 dollars.

L’agence de sécurité routière américaine (NHTSA) « est au courant » de l’accident et « est en relation avec les agences pertinentes et le constructeur pour rassembler des informations sur l’incident », a indiqué un porte-parole. « Si des données ou des enquêtes révèlent un défaut ou un risque inhérent pour la sécurité, la NHTSA prendra les mesures appropriées pour protéger le public », a-t-il ajouté

la fin rapide des énergies fossiles N EST PAS D’ACTUALITÉ

Non, les énergies fossiles n’appartiennent pas encore au passé

 La rédaction5 janvier 20217 minutes de lecture

Old_car Wikimedia

La transition énergétique n’appartient pas au monde du rêve ou du verbe. Les discours apocalyptiques comme moralisateurs, au choix, ne mènent nulle part s’ils nient les faits. Le principe de réalité est que nous n’avons aujourd’hui ni les moyens économiques, technologiques et politiques de nous passer dans un avenir proche des énergies fossiles. On ne remplace pas dix milliards de tonnes d’énergies fossiles consommées par an dans le monde par des imprécations. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas commencer à le faire, mais que se fixer des objectifs impossibles à atteindre est le meilleur moyen de ne pas réussir et de se décourager. Si la crise sanitaire doit au moins avoir un effet positif, c’est de nous remettre en phase avec le monde tel qu’il est.

Les énergies fossiles ne sont pas l’avenir, mais elles sont le présent. Il faut distinguer le bruit médiatique, les professions de foi politiques et idéologiques et la réalité. On peut le regretter, mais contrairement à ce qui est devenu un discours automatique bien-pensant, les énergies fossiles ne sont pas prêtes de disparaître. Pour trois raisons essentielles.

Tout d’abord, les transitions énergétique se réalisent sur des décennies. Il s’agit de transformations complexes et structurelles. L’unité de temps est le demi-siècle. C’est l’échelle d’un investissement dans des infrastructures énergétiques. Pour preuve, la transition du bois vers le charbon a commencé il y a deux siècles. Et dans plusieurs régions du monde, des dizaines de millions de personnes continuent encore à utiliser du bois et du charbon de bois.

Les énergies fossiles représentaient en 2019 pas moins de 84% de l’énergie primaire consommée dans le monde

Ensuite, les énergies fossiles représentaient en 2019 pas moins de 84% de l’énergie primaire consommée dans le monde, soit directement, soit transformée en électricité ou en chaleur (selon les statistiques de la BP Statistical review of world energy). Toute activité économique peut se réduire à une dépense et un échange d’énergie. La croissance, c’est un parc de machines en fonctionnement qui augmente. Par quoi sont faits les vêtements que nous portons, les aliments que nous mangeons, les équipements électroniques que nous utilisons et les moyens de transport que nous empruntons? Il n’y a pas une activité économique dans le monde moderne qui ne soit pas dépendante des machines. Et les machines fonctionnent avec de l’énergie.

Ceux qui pronostiquent la fin rapide des énergies fossiles n’ont aucune idée des problèmes d’échelle et d’ampleur des transformations à mener. L’humanité consomme chaque année environ 10 milliards de tonnes de carburants fossiles. Comment les remplacer? La réponse est: nous ne savons pas vraiment.

Il y a en fait un temps incompressible pour déployer les nouvelles technologies sans compter leur efficacité toute relative. La transition nécessite une addition de technologies existantes ou balbutiantes et des investissements considérables. Et la décroissance est un leurre. Le monde l’a connu en 2020, contraint et forcé par la pandémie, et c’est une catastrophe économique et sociale dont on ne mesure pas encore l’ampleur.

Les renouvelables, une solution partielle et limitée

En matière d’électricité, les renouvelables offrent une solution mais partielle et limitée. Ils sont coûteux car intermittents et car il s’agit de sources énergies peu concentrées et extensives. Elles demandent, beaucoup d’installations et beaucoup de surfaces au sol. Et leur production n’est jamais assurée. Plus de la moitié de la population mondiale se concentre aujourd’hui dans les grandes villes et de plus en plus dans les méga cités. Les renouvelables ne sont pas capables de les alimenter de façon durable. On peut même ajouter que les renouvelables ne peuvent exister sans énergies fossiles. On ne peut fabriquer et transporter des éoliennes et des panneaux solaires sans carburants fossiles…

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Bosch contre la voiture électrique

Bosch fait volte-face et plaide maintenant contre la voiture électrique

Arnaud MarchalSpécialiste automobile05 janvier 2021 à 17h4471© Bosch

L’équipementier Bosch, fournisseur d’une grande majorité de constructeurs automobiles, change son fusil d’épaule et se lance dans un plaidoyer contre le véhicule électrique via son P.-D.G. reprenant une partie des arguments avancés le mois dernier par le président de Toyota.

Après avoir acheté une start-up développant des batteries pour véhicules électriques en 2017, Bosch avait prévu de lancer une nouvelle génération de batterie plus légère en 2020. Mais finalement, l’équipementier a renoncé et décide de critiquer le modèle tout électrique.Lire aussi :
Le prix des batteries de voitures électriques a baissé de 89 % en 10 ans

Un grand projet né en 2017

En 2017, Bosch, l’un des principaux fournisseurs mondiaux pour l’industrie automobile, a débuté son programme de développement de batterie pour véhicule électrique en rachetant une start-up, Seeo Inc, spécialisée dans ce domaine.

Peu après, l’équipementier annonce son plan pour la mise sur le marché d’une génération de batterie plus légère d’ici à 2020. Au programme, une batterie de 50 kWh de moins de 200 kg. Mais, l’entreprise n’accorde pas de financement à ce projet.

Finalement, après quelques mois d’errements, Bosch décide de réaliser un investissement considérable, 20 milliards d’euros, pour être capable de produire 200 GWh de batterie chaque année d’ici à 2030, rejoignant les grands noms du secteur tels que CATL, Panasonic, LG Chem ou Samsung SDI.Lire aussi :
Rétrospective 2020 : et si la voiture électrique devenait la norme ?

Source : Electrek

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l’eau du lac va chauffer 550 logements

Haute-Savoie : une première en France, à Annecy l’eau du lac va chauffer 550 logements

Lundi 28 décembre 2020 à 3:41 – Par Marie AmelineFrance Bleu Pays de SavoieFrance BleuAnnecy

Les travaux de construction de la boucle d’eau, qui, d’ici un an, doit chauffer le quartier rénové des Trésoms à Annecy, sont lancés. Le système consiste à pomper, chauffer, puis reverser l’eau du lac avec une empreinte carbone très réduite. C’est le groupe français IDEX qui réalise ce chantier.

Le chantier de la boucle d'eau, et sa barrière flottante, sont installés quai de la Tournette, près des Marquisats à Annecy
Le chantier de la boucle d’eau, et sa barrière flottante, sont installés quai de la Tournette, près des Marquisats à Annecy © Radio France – Marie AMELINE

C’est une première en France : utiliser l’eau d’un lac comme source d’énergie. 

Annecy, en Haute-Savoie, ce projet d’une « boucle d’eau » était dans les tuyaux depuis huit ans. Cette fois, il entre dans sa phase opérationnelle, avec, depuis quelques jours quai de la Tournette, l’installation d’une barrière flottante et l’arrivée des engins de chantier nécessaires à la mise en place du dispositif de pompage, et d’acheminement de l’eau vers un échangeur de calories, une pompe à chaleur, puis vers le quartier des Trésoms en pleine rénovation.

Une barrière flottante délimite le périmètre de la zone de chantier de la future "boucle d'eau"
Une barrière flottante délimite le périmètre de la zone de chantier de la future « boucle d’eau » © Radio France – Marie AMELINE

18 bâtiments dont un hôtel, une résidence Seniors, la piscine des marquisats

Sur le site de l’ancien hôpital d’Annecy, le promoteur « Groupe Crédit Agricole Immobilier » construit depuis cinq ans un programme de 550 logements, dont les derniers seront livrés en 2022. Un hôtel, une résidence Seniors, et le nouveau centre nautique des Marquisats qui lui sera achevé en 2023, compléteront la liste des bénéficiaires de ce système de chauffage mais aussi de climatisation innovant, élaboré par le Groupe IDEX, spécialisé dans la transition énergétique, et dont le siège régional est basé au Bourget-du-Lac, en Savoie.

Le principe de la géothermie

Avec cette boucle fermée, l’eau pompée à moins 20 mètres, à une température constante de 7° sera entièrement reversée dans le lac avec plus  4 ou 5°. Cela n’affectera ni le lac ni son écosystème. Le système est déjà éprouvé à Genève, sur le lac Léman, depuis 10 ans.

« Des études d’impact environnemental ont été menées, et un suivi permanent sera effectué »-Eric MERILHOU, directeur régional IDEX régional

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LES DÉGÂTS COLLATÉRAUX DES éoliens & solaires

ÉNERGIE ET MATIÈRES PREMIÈRES 29 DÉCEMBRE 2020

Les dégâts de l’éolien et du solaire : les coûts d’acheminement de l’électricité

La différence entre un panneau solaire et une éolienne

Multiplier les sources de production et consommation de l’électricité, c’est tirer des câbles de cuivre et d’aluminium. Pas très écologique, et ruineux.

Par Michel Negynas.

L’éolien et le solaire bénéficient de règles complètement anti libérales dans le cadre européen de libéralisation de l’électricité : obligation d’achat de la production, quand il y en a, par le réseau électrique, quel que soit son besoin, et tarifs subventionnés garantis sur des périodes longues. En outre, il en existe une autre, moins connue : l’éventuel surcoût directement lié à leur développement est supporté par le réseau de transport et de distribution.

Rappelons, de plus, que l’intermittence de ces moyens de production impose d’investir en double dans un réseau de production pilotable, nécessaire pour assurer la continuité du service les nuits sans vent. Cela réduit en fait à néant l’utilité de développer ces producteurs d’énergie aléatoire, qui sont en fait un doublon par rapport à ce qui est absolument nécessaire. Pire, leurs caractéristiques en font des perturbateurs du réseau, ce qui a des conséquences technologiques et financières.

QUELQUES NOTIONS SIMPLES SUR NOTRE ÉLECTRICITÉ

Nous utilisons du courant alternatif au lieu de courant continu : il varie autour de zéro lors d’un cycle et cela 100 fois par seconde, c’est sa fréquence. Cela a plusieurs avantages :

A voir aussi :

C est possible pour tOut Moteur

  • il est plus facile à produire par des machines tournantes, et inversement peut faire tourner des moteurs très simples.
  • par le biais des transformateurs, on peut adapter la tension (les volts) et le courant (les ampères) au transport et à l’usage, pour limiter les pertes.
  • le passage à zéro 50 fois par seconde aide les disjoncteurs à couper le courant quand il le faut.

Par contre, il présente quelques inconvénients.

  • gestion de deux types d’énergie : l’énergie active, qui seule peut se transformer en énergie mécanique, et l’énergie réactive, consommée par certains utilisateurs. C’est une composante importante des réglages du réseau, assez peu connue du grand public.
  • les lignes électriques très longues posent des problèmes de stabilité. C’est pour cela que pour des liaisons à longue distance, on revient à du courant continu au moyen de convertisseurs électroniques. Et c’est pour cela aussi qu’équilibrer géographiquement les puissances sur le réseau se fait de proche en proche. Ce n’est ni évident, ni instantané.

Les gestionnaires de réseau doivent donc régler les puissances actives et réactives, la tension et la fréquence du réseau dans des limites contractuelles pour que tout fonctionne, avec des contraintes géographiques, et cela à la microseconde près.

Heureusement, le réseau a la faculté de s’adapter un peu de lui-même lorsqu’il est alimenté par de gros turbo-alternateurs, lesquels ont une grande inertie mécanique et fournissent les deux types d’énergie. Les réglages se font par les régulateurs de ces machines, ainsi qu’avec des équipements assez simples, comme des condensateurs.

LES DÉGÂTS COLLATÉRAUX DES ÉNERGIES DIFFUSES, INTERMITTENTES ET ALÉATOIRES

La production diffuse

Dans des régions à forte densité de population comme l’Europe, centraliser la production d’électricité est une évidence. On montre en effet que les coûts énergétiques sont corrélés à la surface occupée par les moyens de production.

En outre, plus un réseau est interconnecté, plus il est facile et peu onéreux d’assurer la continuité d’alimentation. (Si vous voulez que votre maison photovoltaïque soit réellement autonome en énergie, il vous faut un diesel de secours pour les jours sans soleil et les pannes). L’interconnexion exige la centralisation de la conduite du réseau.

Lire la suite ici : https://www.contrepoints.org/2020/12/29/387535-les-degats-de-leolien-et-du-solaire-les-couts-dacheminement-de-lelectricite

le meilleur de l’innovation dans le secteur de l’énergie

Ces entreprises ont su convaincre le jury et le public avec leurs produits et services axés sur les thématiques des modes de vie durables, des territoires neutres en CO2, des infrastructures résilientes et du sport.

ParJean-Yves Alric

Prix Startup EDF Pulse

© EDF

Ce 1er décembre, le groupe EDF a organisé la troisième édition des Electric Days. L’objectif de cet événement était de montrer le meilleur de l’innovation dans le secteur de l’énergie. Crise sanitaire oblige, EDF a opté cette année pour une expérience 100 % digitale qui a permis de faire découvrir au grand public un aperçu des solutions énergétiques du futur. Pour l’occasion, les spectateurs ont pu assister à de nombreuses expositions virtuelles et à des conférences en direct.

Cette journée riche en événements a aussi permis de dévoiler les lauréats de la 7ème édition des Prix start-up EDF Pulse. L’enjeu était de taille pour les 17 finalistes de ce concours qui se distinguent par leurs innovations qui permettront de construire un monde plus durable. Ils étaient 400 candidats au départ et ils sont finalement 10 à l’arrivée pour ce cru 2020.

Les lauréats se voient attribuer une dotation de 30 000 € à 80 000 € pour soutenir leur développement et une campagne de communication pour augmenter leur visibilité.

C’est Jean-Bernard Lévy, PDG du groupe EDF, qui a eu l’honneur de dévoiler les lauréats pendant la cérémonie de remise des Prix qui a clôturé des Electric Days. Sans plus attendre, voici la liste des start-ups récompensées pour cette édition.

And the winners are…

BEFC : une pile écologique à base de papier et d’enzymes (1er Prix du Jury)

Spin out du CNRS, BeFC a conçu la pile du futur. En papier, sans métal et sans produit toxique, elle fournit de l’énergie propre pour les appareils électroniques de basse puissance, comme par exemple, les tests de grossesse jetables.

Pour ce faire, ces piles miniatures recyclables utilisent les enzymes et un système de bio-catalyse qui permet de produire de l’électricité. Autant dire que le potentiel de cette innovation est énorme et pourrait notamment s’intégrer à l’avenir dans le secteur de la logistique.

InBolt : la digitalisation des processus manuels industriels (2ème Prix du Jury)

On assiste ces dernières années à une accélération de l’automatisation des processus industriels. Pour autant, l’intervention humaine reste clairement nécessaire et c’est ici qu’intervient In Bolt.

Pour garantir la qualité et la traçabilité des opérations manuelles telles que le perçage, vissage, soudage, la start-up a développé un capteur optique 3D qui peut être fixé sur n’importe quel outil manuel. Il localise ce dernier lors de son utilisation et facilite ainsi le travail de l’opérateur qui peut lui même réaliser le contrôle qualité.

Water Horizon : la batterie mobile qui valorise la chaleur perdue (3ème Prix du Jury)

Dans les process industriels, nombreuses sont les déperditions énergétiques. On estime par exemple que la chaleur perdue s’élève en Europe à 930 TWh annuels, soit l’équivalent de 100 réacteurs nucléaires.

Water Horizon a justement développé une batterie pour récupérer et transporter cette énergie perdue. Il devient ainsi possible de valoriser hors site cette ressource en chaud ou en froid. On imagine aisément les applications de cette technologie qui pourrait s’avérer très utile pour les data centers qui ont des besoins de refroidissement importants.

Earthwake : la machine qui recycle le plastique en carburant (Prix du public ❤️)

Cette année, c’est Eartwake qui a été récompensée par le Prix du publicpour une solution qui répond directement à la préoccupation n°1 des français d’un point de vue environnemental (source : baromètre EDF Obs’COP 2020).

Les déchets plastiques sont un véritable fléau pour la planète, d’autant que le tri et le recyclage ne sont pas toujours simples à effectuer. Tous les ans, ce sont plus de 230 000 tonnes de plastique qui sont jetées dans la Méditerranée.

Earthwake a justement eu l’idée d’utiliser ces déchets pour en faire du carburant. Chrysalis, leur machine, utilise pour cela le procédé de la pyrolyse (combustion sans flamme à très haute température) pour dissoudre les molécules de plastique. Après leur distillation, elles ressortent ensuite sous forme d’essence, de diesel et de gaz. Ce dernier est ensuite utilisé pour alimenter la machine en énergie.

Les mentions spéciales du Prix start-up EDF Pulse 2020

En outre, le jury a choisi d’attribuer trois mentions spéciales pour des projets impactant positivement la société.

Le Chemin des Mûres est ainsi salué sur la thématique de la responsabilité sociétale. Son application vise à favoriser les circuits courts et l’économie locale. Elle se destine aux professionnels de l’alimentation et a pour but de faciliter et réduire les coûts de transport en mutualisant les livraisons.

De son côté, Transition-One est mentionné pour son apport à la transition écologique. La start-up convertit en électrique le moteur essence ou diesel de voitures citadines ou d’utilitaires légers en seulement 4 heures. Il s’agit donc d’une vraie solution pour une mobilité plus durable.

Enfin, Reciclalia est distingué pour son impact environnemental. L’entreprise espagnole est spécialisée dans le recyclage des pales d’éoliennes hors service. Ses technologies permettent de démanteler les pales directement sur site, réduisant ainsi la pollution liée au transport de ces lourdes pièces, et de valoriser leurs matériaux composites. Les fibres de verre et de carbone ré-intégrent la filière industrielle dans une logique d’économie circulaire.


Prix spécial EDF Pulse Sport & Innovation

C’est la nouveauté de cette édition 2020. Le Prix spécial EDF Pulse Sport & Innovation a été lancé en collaboration avec Paris 2024. Il s’adresse aux startups qui développent des projets innovants dans le domaine du sport en répondant à une problématique d’intérêt général.

A cette occasion, le Président du comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, Tony Estanguet, est intervenu pour féliciter les finalistes. Également triple champion olympique, il n’a pas manqué de souligner les liens entre les start-up et le monde sportif de haut niveau. Il a aussi rappelé les efforts de son équipe pour offrir les premiers Jeux neutres en carbone.

GoMyPartner : le sport gratuit pour tous (Lauréat du Prix spéciale Sport & Innovation)

GoMyPartner a été primée cette année avec le Prix spécial EDF Pulse Sport & Innovation. L’entreprise a créé un programme de fidélité qui permet de réduire les inégalités dans l’accès au sport.

Concrètement, les achats réalisés auprès d’une enseigne partenaire permettent de cumuler des euros qui peuvent ensuite être utilisés pour régler une cotisation ou encore de s’équiper pour une pratique sportive. Il suffit pour cela de scanner son ticket en utilisant une application.

Les mentions spéciales du Prix spécial EDF Pulse Sport & Innovation

Le jury du Prix spécial a également choisi d’attribuer des mentions spéciales pour des projets à fort impact sociétal.

La startup I Wheel Share a été distinguée avec la mention sport & inclusion. Elle a conçu un chatbot qui aide les personnes handicapées à retrouver, près de leur domicile, des disciplines et des installations sportives adaptées à leur handicap.

Hubbster a reçu la mention sport & territoires. Cette start-up danoise veut rendre les villes plus actives et agréables à vivre. Pour cela, elle met à disposition des habitants des équipements de sport (balles, ballons, raquettes…) dans des coffres répartis sur des terrains de jeux publiques. Depuis une application mobile, les citadins peuvent ainsi débloquer le coffre et utiliser les équipements. Cette dernière permet également de trouver des partenaires de jeux.

Plus d’informations sur les Prix start-up EDF Pulse sur www.edf.fr/prixedfpulse.

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L’Arabie saoudite paie son dividende en empruntant

Le dilemme du dividende de 75 milliards de dollars de Saudi Aramco

L’Arabie saoudite paie son dividende pétrolier à crédit

C’est une histoire inouïe : Aramco, la grande compagnie pétrolière nationalisée de l’Arabie Saoudite, est à court d’argent et emprunte désormais des milliards de dollars pour payer les dividendes promis à ses actionnaires. Les dividendes sont normalement le moyen de partager les profits d’une entreprise. Mais Aramco perd de l’argent depuis le début de 2020 et est liée par un engagement à verser 75 milliards de dollars par année en dividendes.

Le montant exact de l’emprunt n’est pas public, mais les données disponibles donnent un ordre de grandeur. Pour les deux premiers trimestres de 2020, le flux de trésorerie disponible d’Aramco – en clair, son bénéfice – s’est élevé à 21,1 milliards. Ce montant ne couvre que 63 % 37,5 milliards de dollars promis en dividendes pour cette période, sans parler des autres investissements prévus. Aramco a mis sur la glace plusieurs projets importants, dont une usine pétrochimique en Arabie et un terminal méthanier au Texas, ce qui tend à confirmer qu’elle rencontre des problèmes de trésorerie.

Saudi stock exchange

Les dirigeants de Saudi Aramco ont commencé 2020 dans une ambiance festive après avoir obtenu la plus grande cotation boursière au monde. Mais elle est rapidement devenue l’année la plus difficile de la compagnie pétrolière contrôlée par l’État depuis des décennies, frappée par le double choc du coronavirus et la chute des prix du brut.

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A voir aussi : ils roulent à l’eau :

«Aramco a surmonté avec succès de nombreux défis au cours de ses 87 ans d’histoire. . . Mais cette crise actuelle, qui a provoqué la pire récession économique depuis la grande dépression des années 1930, est de loin le défi le plus difficile auquel le monde ait jamais été confronté », a déclaré le directeur général Amin Nasser, après avoir signalé une baisse de 73% de ses bénéfices trimestriels.

Les résultats ont été meilleurs que ceux de ses pairs internationaux, dont beaucoup ont subi des pertes de plusieurs milliards de dollars alors que la pandémie a déclenché une baisse de la demande de pétrole et contraint les entreprises à déprécier leurs actifs. Mais un effondrement aussi dramatique des bénéfices de Saudi Aramco aurait été impensable lorsqu’elle a lancé sa vente d’actions tant attendue en décembre.

Aujourd’hui, il est contraint de recalibrer ses plans de dépenses en capital, de réduire ses coûts et de réduire ses ambitions alors même que le marché pétrolier montre des signes provisoires de reprise.

Pour la première fois, elle contracte des dettes importantes pour payer son acquisition de 69 milliards de dollars d’une participation majoritaire dans Sabic, la société pétrochimique, auprès du fonds public d’investissement du royaume. L’accord a été conçu pour donner un coup de pouce financier au PIF, qui est le véhicule choisi par le prince héritier Mohammed ben Salmane pour conduire ses réformes économiques.

Le géant de l’énergie qui facilite les ventes de pétrole de l’Arabie saoudite a longtemps été considéré comme l’épine dorsale de l’économie du royaume. Le paiement des actionnaires est essentiel à la fois pour les investisseurs nationaux qui ont versé de l’argent dans l’introduction en bourse pour un morceau du joyau de la couronne du pays et pour le gouvernement qui s’efforce de contenir un déficit budgétaire en plein essor.

Biraj Borkhataria de RBC Marchés des Capitaux a déclaré: «La question clé est de savoir jusqu’où êtes-vous prêt à continuer de pousser le bilan pour continuer à payer le dividende en entier, si le prix du pétrole reste bas?»