DÉSHERBER AVEC DE L’EAU

Le glyphosate détrôné par l’eau chaude ? Une invention géniale

Comment peut-on remplacer un pesticide par de l’eau de pluie ? Réponse avec Oeliatec, une entreprise bretonne au destin extraordinaire.

Et si les désherbants chimiques se faisaient détrôner par l’ingrédient le plus simple du monde, à savoir l’eau chaude ? On n’en est pas encore là, mais force est de le reconnaître : l’invention de ce Breton autorise les espoirs les plus fous. Lumière sur un outil qui pourrait changer notre rapport à la terre.Source : Oeliatce

Pendant des années, Jean-Pierre Barre a vendu des produits phytosanitaires. Mais, dès le début des années 2000, ce professionnel a senti que le vent allait tourner, que l’ère du tout chimique touchait à sa fin et que la transition écologique à venir serait une formidable opportunité.

Loudéac. Le camion de René carbure à l’eau !

  • par Eco Leau

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Loudéac. Le camion de René carbure à l’eau ! Plus D’info ICI

Se rappelant que les anciens faisaient disparaître les mauvaises herbes à l’aide du jus de cuisson des pommes de terre, il enfile alors sa tenue d’inventeur et se met à plancher sur une machine qui permettrait d’optimiser le procédé pour le rendre pratique, fiable et efficace.

Son idée ? Récupérer de l’eau de pluie, la porter à une température de 120° et la pulvériser par gouttelettes à basse pression sur les herbes invasives. Au départ, bien entendu, personne n’a cru à son projet. Ni les banques, ni les géants mondiaux de la chimie.

En 2007, pourtant, la première machine est vendue. En 2011, le rythme de production atteint les six par an. Et aujourd’hui ? Eh bien aujourd’hui, Oeliatec, la société créée par Jean-Pierre Barre, fabrique une machine par jour, vendue entre 13 000 et 100 000€ aux collectivités et aux paysagistes de toute l’Europe !

L’entreprise emploie 30 personnes, embauche un salarié de plus chaque mois, détient une quinzaine de brevets industriels et fait 4 millions d’euros de chiffre d’affaires ! Ce n’est pas compliqué : Oeliatec est devenu le leader européen dans son domaine.

Et l’aventure n’est pas près de s’arrêter. Bientôt, le glyphosate sera totalement interdit en France et l’entreprise se prépare avec enthousiasme à conquérir le marché agricole. Des désherbeuses spécialement conçues pour les arboriculteurs, les viticulteurs et les maraîchers sont déjà à l’étude et un atelier de 2 000m2 va s’ajouter aux locaux existants.

La transition écologique n’est pas juste une contrainte environnementale. C’est aussi une opportunité économique pourvoyeuse d’emploi. La preuve.

Source : https://positivr.fr/desherbant-eau-chaude-alternative-glyphosate/?utm_source=actus_lilo

Pollution, travail des enfants, eau : la face sombre des batteries de voitures électriques EN VIDÉOS

Les batteries des voitures électriques sont-elles propres ?

Gaz à effet de serre, extraction minière polluante, exploitation des enfants dans les mines : les batteries de voitures électriques sont-elles propres ?

Les voitures électriques sont vantées pour leur impact environnemental plus faible que les voitures thermiques. Pourtant, de nombreuses études mettent en avant les limites de ces véhicules : fabrication émettrice de nombreux gaz à effet de serre, extraction minière polluante, exploitation et travail d’enfants dans les mines… Les batteries de voitures électriques sont-elles si propres qu’on le pense ?

Fabrication de voitures électriques et émissions de gaz à effet de serre

Loudéac. Le camion de René carbure à l’eau !

  • par Eco Leau

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De nombreuses études scientifiques ont été menées ces dernières années au sujet de l’impact environnemental des voitures électriques. Si certaines se contredisent, toutes sont d’accord pour souligner que la fabrication d’une voiture électrique est plus énergivore et émet 2 fois plus de gaz à effet de serre que la fabrication d’une voiture thermique.

En 2019, un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement, organe de l’Union européenne, affirmait également que les émissions de gaz à effet de serre étaient particulièrement importantes durant le processus de production des véhicules électriques, notamment en raison du lieu de fabrication des batteries. En effet, celles-ci sont la plupart du temps fabriquées en Chine, dont l’électricité provient en grande partie d’usines à charbon particulièrement polluantes.

Pour qu’une voiture électrique compense, à l’usage, les émissions de gaz à effet de serre liées à sa production, elle doit réunir plusieurs critères : tout d’abord, elle doit être munie d’une petite batterie (contenant moins de métaux, leur extraction étant également polluante), ce qui implique qu’elle serve essentiellement à des déplacements courts. Pour compenser les émissions produites lors de sa fabrication, elle doit être utilisée de manière intensive, car les batteries ont une durée de vie limitée, que la voiture roule ou ne roule pas.

Par ailleurs, les batteries doivent idéalement être rechargées grâce à une énergie verte, et bien entendu recyclées. Cela fait donc un certain nombre de critères à prendre en compte pour compenser la pollution engendrée lors de la production.

Extraction minière et pollution

Les batteries des véhicules électriques sont fabriquées à partir de métaux comme le lithium, le cobalt, le cuivre, le nickel, le fer ou encore l’aluminium. Or, l’extraction de ces métaux pose de nombreux problèmes sur le plan environnemental.

Elle nécessite notamment d’énormes quantités d’eau, dans des régions du monde où cette ressource est généralement rare. Les solvants et autres substances polluantes comme le chlore sont la plupart du temps rejetés dans l’environnement et rejoignent les nappes phréatiques, menaçant la biodiversité.

La biodiversité est doublement menacée, puisque l’exploitation minière est très souvent à l’origine d’une importante déforestation, qui accélère par ailleurs le phénomène d’érosion des sols et leur appauvrissement, les terres devenant de moins en moins fertiles. Il arrive que les déchets soient directement rejetés en mer, mettant à mal la biodiversité marine et les coraux.

Des barrages miniers servant à stocker les résidus sont parfois mis en place, mais ils finissent la plupart du temps par céder, libérant des déchets hautement toxiques et polluants comme les « boues rouges », composées en grande partie de soude, qui sont générées lors du processus d’extraction de l’alumine contenu dans la bauxite, pour obtenir l’aluminium.

Batteries de voitures électriques et travail des enfants dans les mines

Les batteries lithium-ion contiennent également du cobalt, un minerai qui est extrait pour moitié dans la République démocratique du Congo. Ce minerai est tristement connu pour l’exploitation par le travail dont il est à l’origine. Parmi les « creuseurs », on trouve de nombreux enfants, payés 1 dollar par jour et privés de scolarité.

Les constructeurs de voitures électriques ne sont pas les seuls concernés, et de grandes marques comme Apple ou Samsung ont également été pointés du doigt. Certains ont fait des efforts, d’autres non.

D’après l’Unicef, 40 000 enfants travailleraient dans les mines de cobalt de la République démocratique du Congo, extrayant à la main le cobalt sans aucune protection, risquant chaque jour leur vie et mettant en danger leur santé pour survivre.

En 2016, Amnesty International avait réclamé à plusieurs constructeurs de véhicules électriques plus de transparence sur la provenance du cobalt utilisé pour leurs batteries. La plupart sont restés muets, ou flous quant au respect des normes internationales.  

Le Code de la route L’INTERDIT

Risque-t-on une contravention si on colle un autocollant sur sa plaque d’immatriculation ?

Par Service Checknews 3 juillet 2019 à 15:28

Plaque d'immatriculation des véhicules (SIV), le 15 avril 2009
Plaque d’immatriculation des véhicules (SIV), le 15 avril 2009 Photo Bertrand Guay. AFP 

Le Code de la route interdit «de modifier les plaques d’immatriculation ou d’y ajouter un élément». Une falsification qui peut coûter cher aux automobilistes un peu trop fiers de leurs racines ou de leur club de cœur.

Bonjour,

Nous avons reformulé votre question, qui était à l’origine : «Peut-on recevoir une contravention si on colle un autre numéro de département que celui d’origine ?»

Votre interrogation fait écho aux mésaventures d’un couple toulonnais rapportées par la presse au début du mois de juin. D’après Var-Matin, les deux militaires ont été verbalisés en juin 2018 pour «circulation d’un véhicule à moteur avec une plaque d’immatriculation non conforme». Leur faute ? Avoir apposé un autocollant au niveau du logo régional et du numéro blanc sur fond bleu qui indique le département d’origine du véhicule. Une infraction pour laquelle ils ont reçu une contravention de 90 euros. Après un recours rejeté, le couple risque désormais une amende majorée de 750 euros.Publicite

Loudéac. Le camion de René carbure à l’eau !

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Contactée par CheckNews, la Délégation à la sécurité routière (DSR) du ministère à l’Intérieur confirme qu’apposer un autocollant sur sa plaque d’immatriculation constitue bien une infraction. Qu’importe que l’on soit vendéen, breton, corse ou supporter de l’OM.

«Il est interdit de modifier les plaques d’immatriculation ou d’y rajouter un élément», indique la DSR, la plaque étant considérée «falsifiée» à partir du moment où elle «n’est plus intègre».

Les automobilistes peuvent choisir leur numéro de département

Le 9 février 2009, Jean-Louis Borloo et Brice Hortefeux, alors respectivement ministre de l’Environnement et ministre de l’Intérieur, avaient pris conjointement un arrêté fixant les caractéristiques et le mode de pose des plaques d’immatriculation. On y lit que «les tirets, symbole européen et identifiant territorial sont intégrés dans le processus de fabrication à la plaque de façon à garantir d’origine le respect de leurs positionnements corrects et de leurs caractéristiques dimensionnelles et visuelles».

Le code de la route précise, quant à lui, que «chaque plaque doit être maintenue dans un état d’entretien permettant la lecture des inscriptions qu’elle comporte». Il pose aussi l’interdiction «d’exposer, d’offrir, de mettre en vente, de vendre, de proposer ou d’inciter à acheter ou à utiliser une plaque d’immatriculation non conforme». Ces contrevenants encourent une contravention de quatrième classe, soit une amende forfaitaire maximale de 135 euros. À laquelle peut s’ajouter une majoration jusqu’à 750 euros.

L’infraction peut être constatée lors d’un contrôle routier ou «à la suite d’un contrôle radar», précise la Délégation à la sécurité routière (DSR).

S’il n’est pas possible d’apposer un autocollant sur sa plaque, il est toutefois envisageable de la personnaliser au moment où celle-ci est faite. Depuis 2009, en effet, le nouveau système d’immatriculation permet aux automobilistes de choisir le numéro de département de leur choix et le logo territorial correspondant.

un projet pharaonique de ferme solaire à un milliard d’euros

“Très sale, coûteux, et ça ne sert à rien” : Horizéo, le projet de ferme solaire à un milliard d’euros

Par Quentin HosterPublié le 11/01/2021 à 12:00Chapô

“Horizéo”, un projet pharaonique de ferme solaire à un milliard d’euros, devrait bientôt voir le jour à Saucats, en Gironde. Stockage de batteries, production d’hydrogène, datacenter… Le projet hybride nécessitera le défrichage de 1000 hectares de forêts de pins. Une aberration économique et environnementale pour Eddie Puyjalon, conseiller régional de la Nouvelle-Aquitaine et président de “La France Rurale”. Entretien.

Valeurs actuelles. Fin décembre, les Girondins ont appris par la presse l’existence de ce projet titanesque, qui devrait aboutir au plus grand parc photovoltaïque de France. Comment y réagissez-vous ?
Eddie Puyjalon. Notre mouvement va s’en occuper sérieusement, je vais monter au créneau lors de la prochaine session plénière à la région. J’ai déjà, par le passé, obtenu sur l’éolien un débat à la commission environnement, avec l’exécutif et des professionnels dans leur domaine. Je vais demander l’autorisation de faire intervenir de nouveau des spécialistes sur le solaire, de manière à éclairer l’exécutif régional sur les champs électromagnétiques, les contaminations aux terres rares… toutes les problématiques autour de l’éolien et du solaire et que l’on ne voit pas. Alain Rousset (le président socialiste de la Nouvelle-Aquitaine, ndlr) avait promis qu’il n’y aurait aucune destruction de terrain agricole pour faire du photovoltaïque ou de l’éolien. Nous sommes en plein dedans et c’est inconcevable. Je pense que tous les citoyens qui ont un peu de bon sens paysan sont d’accord pour installer des panneaux sur de grandes surfaces bétonnées, au lieu de défricher des forêts. Dans les Landes, nous sommes en train de couvrir tous nos lacs de panneaux, il y a cinq ou six projets en cours. Les écologistes nous parlent de biodiversité mais ne s’expriment même pas sur ces projets qui vont altérer la biodiversité.

Loudéac. Le camion de René carbure à l’eau !

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la fin rapide des énergies fossiles N EST PAS D’ACTUALITÉ

Non, les énergies fossiles n’appartiennent pas encore au passé

 La rédaction5 janvier 20217 minutes de lecture

Old_car Wikimedia

La transition énergétique n’appartient pas au monde du rêve ou du verbe. Les discours apocalyptiques comme moralisateurs, au choix, ne mènent nulle part s’ils nient les faits. Le principe de réalité est que nous n’avons aujourd’hui ni les moyens économiques, technologiques et politiques de nous passer dans un avenir proche des énergies fossiles. On ne remplace pas dix milliards de tonnes d’énergies fossiles consommées par an dans le monde par des imprécations. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas commencer à le faire, mais que se fixer des objectifs impossibles à atteindre est le meilleur moyen de ne pas réussir et de se décourager. Si la crise sanitaire doit au moins avoir un effet positif, c’est de nous remettre en phase avec le monde tel qu’il est.

Les énergies fossiles ne sont pas l’avenir, mais elles sont le présent. Il faut distinguer le bruit médiatique, les professions de foi politiques et idéologiques et la réalité. On peut le regretter, mais contrairement à ce qui est devenu un discours automatique bien-pensant, les énergies fossiles ne sont pas prêtes de disparaître. Pour trois raisons essentielles.

Tout d’abord, les transitions énergétique se réalisent sur des décennies. Il s’agit de transformations complexes et structurelles. L’unité de temps est le demi-siècle. C’est l’échelle d’un investissement dans des infrastructures énergétiques. Pour preuve, la transition du bois vers le charbon a commencé il y a deux siècles. Et dans plusieurs régions du monde, des dizaines de millions de personnes continuent encore à utiliser du bois et du charbon de bois.

Les énergies fossiles représentaient en 2019 pas moins de 84% de l’énergie primaire consommée dans le monde

Ensuite, les énergies fossiles représentaient en 2019 pas moins de 84% de l’énergie primaire consommée dans le monde, soit directement, soit transformée en électricité ou en chaleur (selon les statistiques de la BP Statistical review of world energy). Toute activité économique peut se réduire à une dépense et un échange d’énergie. La croissance, c’est un parc de machines en fonctionnement qui augmente. Par quoi sont faits les vêtements que nous portons, les aliments que nous mangeons, les équipements électroniques que nous utilisons et les moyens de transport que nous empruntons? Il n’y a pas une activité économique dans le monde moderne qui ne soit pas dépendante des machines. Et les machines fonctionnent avec de l’énergie.

Ceux qui pronostiquent la fin rapide des énergies fossiles n’ont aucune idée des problèmes d’échelle et d’ampleur des transformations à mener. L’humanité consomme chaque année environ 10 milliards de tonnes de carburants fossiles. Comment les remplacer? La réponse est: nous ne savons pas vraiment.

Il y a en fait un temps incompressible pour déployer les nouvelles technologies sans compter leur efficacité toute relative. La transition nécessite une addition de technologies existantes ou balbutiantes et des investissements considérables. Et la décroissance est un leurre. Le monde l’a connu en 2020, contraint et forcé par la pandémie, et c’est une catastrophe économique et sociale dont on ne mesure pas encore l’ampleur.

Les renouvelables, une solution partielle et limitée

En matière d’électricité, les renouvelables offrent une solution mais partielle et limitée. Ils sont coûteux car intermittents et car il s’agit de sources énergies peu concentrées et extensives. Elles demandent, beaucoup d’installations et beaucoup de surfaces au sol. Et leur production n’est jamais assurée. Plus de la moitié de la population mondiale se concentre aujourd’hui dans les grandes villes et de plus en plus dans les méga cités. Les renouvelables ne sont pas capables de les alimenter de façon durable. On peut même ajouter que les renouvelables ne peuvent exister sans énergies fossiles. On ne peut fabriquer et transporter des éoliennes et des panneaux solaires sans carburants fossiles…

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Bosch contre la voiture électrique

Bosch fait volte-face et plaide maintenant contre la voiture électrique

Arnaud MarchalSpécialiste automobile05 janvier 2021 à 17h4471© Bosch

L’équipementier Bosch, fournisseur d’une grande majorité de constructeurs automobiles, change son fusil d’épaule et se lance dans un plaidoyer contre le véhicule électrique via son P.-D.G. reprenant une partie des arguments avancés le mois dernier par le président de Toyota.

Après avoir acheté une start-up développant des batteries pour véhicules électriques en 2017, Bosch avait prévu de lancer une nouvelle génération de batterie plus légère en 2020. Mais finalement, l’équipementier a renoncé et décide de critiquer le modèle tout électrique.Lire aussi :
Le prix des batteries de voitures électriques a baissé de 89 % en 10 ans

Un grand projet né en 2017

En 2017, Bosch, l’un des principaux fournisseurs mondiaux pour l’industrie automobile, a débuté son programme de développement de batterie pour véhicule électrique en rachetant une start-up, Seeo Inc, spécialisée dans ce domaine.

Peu après, l’équipementier annonce son plan pour la mise sur le marché d’une génération de batterie plus légère d’ici à 2020. Au programme, une batterie de 50 kWh de moins de 200 kg. Mais, l’entreprise n’accorde pas de financement à ce projet.

Finalement, après quelques mois d’errements, Bosch décide de réaliser un investissement considérable, 20 milliards d’euros, pour être capable de produire 200 GWh de batterie chaque année d’ici à 2030, rejoignant les grands noms du secteur tels que CATL, Panasonic, LG Chem ou Samsung SDI.Lire aussi :
Rétrospective 2020 : et si la voiture électrique devenait la norme ?

Source : Electrek

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l’eau du lac va chauffer 550 logements

Haute-Savoie : une première en France, à Annecy l’eau du lac va chauffer 550 logements

Lundi 28 décembre 2020 à 3:41 – Par Marie AmelineFrance Bleu Pays de SavoieFrance BleuAnnecy

Les travaux de construction de la boucle d’eau, qui, d’ici un an, doit chauffer le quartier rénové des Trésoms à Annecy, sont lancés. Le système consiste à pomper, chauffer, puis reverser l’eau du lac avec une empreinte carbone très réduite. C’est le groupe français IDEX qui réalise ce chantier.

Le chantier de la boucle d'eau, et sa barrière flottante, sont installés quai de la Tournette, près des Marquisats à Annecy
Le chantier de la boucle d’eau, et sa barrière flottante, sont installés quai de la Tournette, près des Marquisats à Annecy © Radio France – Marie AMELINE

C’est une première en France : utiliser l’eau d’un lac comme source d’énergie. 

Annecy, en Haute-Savoie, ce projet d’une « boucle d’eau » était dans les tuyaux depuis huit ans. Cette fois, il entre dans sa phase opérationnelle, avec, depuis quelques jours quai de la Tournette, l’installation d’une barrière flottante et l’arrivée des engins de chantier nécessaires à la mise en place du dispositif de pompage, et d’acheminement de l’eau vers un échangeur de calories, une pompe à chaleur, puis vers le quartier des Trésoms en pleine rénovation.

Une barrière flottante délimite le périmètre de la zone de chantier de la future "boucle d'eau"
Une barrière flottante délimite le périmètre de la zone de chantier de la future « boucle d’eau » © Radio France – Marie AMELINE

18 bâtiments dont un hôtel, une résidence Seniors, la piscine des marquisats

Sur le site de l’ancien hôpital d’Annecy, le promoteur « Groupe Crédit Agricole Immobilier » construit depuis cinq ans un programme de 550 logements, dont les derniers seront livrés en 2022. Un hôtel, une résidence Seniors, et le nouveau centre nautique des Marquisats qui lui sera achevé en 2023, compléteront la liste des bénéficiaires de ce système de chauffage mais aussi de climatisation innovant, élaboré par le Groupe IDEX, spécialisé dans la transition énergétique, et dont le siège régional est basé au Bourget-du-Lac, en Savoie.

Le principe de la géothermie

Avec cette boucle fermée, l’eau pompée à moins 20 mètres, à une température constante de 7° sera entièrement reversée dans le lac avec plus  4 ou 5°. Cela n’affectera ni le lac ni son écosystème. Le système est déjà éprouvé à Genève, sur le lac Léman, depuis 10 ans.

« Des études d’impact environnemental ont été menées, et un suivi permanent sera effectué »-Eric MERILHOU, directeur régional IDEX régional

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LES DÉGÂTS COLLATÉRAUX DES éoliens & solaires

ÉNERGIE ET MATIÈRES PREMIÈRES 29 DÉCEMBRE 2020

Les dégâts de l’éolien et du solaire : les coûts d’acheminement de l’électricité

La différence entre un panneau solaire et une éolienne

Multiplier les sources de production et consommation de l’électricité, c’est tirer des câbles de cuivre et d’aluminium. Pas très écologique, et ruineux.

Par Michel Negynas.

L’éolien et le solaire bénéficient de règles complètement anti libérales dans le cadre européen de libéralisation de l’électricité : obligation d’achat de la production, quand il y en a, par le réseau électrique, quel que soit son besoin, et tarifs subventionnés garantis sur des périodes longues. En outre, il en existe une autre, moins connue : l’éventuel surcoût directement lié à leur développement est supporté par le réseau de transport et de distribution.

Rappelons, de plus, que l’intermittence de ces moyens de production impose d’investir en double dans un réseau de production pilotable, nécessaire pour assurer la continuité du service les nuits sans vent. Cela réduit en fait à néant l’utilité de développer ces producteurs d’énergie aléatoire, qui sont en fait un doublon par rapport à ce qui est absolument nécessaire. Pire, leurs caractéristiques en font des perturbateurs du réseau, ce qui a des conséquences technologiques et financières.

QUELQUES NOTIONS SIMPLES SUR NOTRE ÉLECTRICITÉ

Nous utilisons du courant alternatif au lieu de courant continu : il varie autour de zéro lors d’un cycle et cela 100 fois par seconde, c’est sa fréquence. Cela a plusieurs avantages :

A voir aussi :

C est possible pour tOut Moteur

  • il est plus facile à produire par des machines tournantes, et inversement peut faire tourner des moteurs très simples.
  • par le biais des transformateurs, on peut adapter la tension (les volts) et le courant (les ampères) au transport et à l’usage, pour limiter les pertes.
  • le passage à zéro 50 fois par seconde aide les disjoncteurs à couper le courant quand il le faut.

Par contre, il présente quelques inconvénients.

  • gestion de deux types d’énergie : l’énergie active, qui seule peut se transformer en énergie mécanique, et l’énergie réactive, consommée par certains utilisateurs. C’est une composante importante des réglages du réseau, assez peu connue du grand public.
  • les lignes électriques très longues posent des problèmes de stabilité. C’est pour cela que pour des liaisons à longue distance, on revient à du courant continu au moyen de convertisseurs électroniques. Et c’est pour cela aussi qu’équilibrer géographiquement les puissances sur le réseau se fait de proche en proche. Ce n’est ni évident, ni instantané.

Les gestionnaires de réseau doivent donc régler les puissances actives et réactives, la tension et la fréquence du réseau dans des limites contractuelles pour que tout fonctionne, avec des contraintes géographiques, et cela à la microseconde près.

Heureusement, le réseau a la faculté de s’adapter un peu de lui-même lorsqu’il est alimenté par de gros turbo-alternateurs, lesquels ont une grande inertie mécanique et fournissent les deux types d’énergie. Les réglages se font par les régulateurs de ces machines, ainsi qu’avec des équipements assez simples, comme des condensateurs.

LES DÉGÂTS COLLATÉRAUX DES ÉNERGIES DIFFUSES, INTERMITTENTES ET ALÉATOIRES

La production diffuse

Dans des régions à forte densité de population comme l’Europe, centraliser la production d’électricité est une évidence. On montre en effet que les coûts énergétiques sont corrélés à la surface occupée par les moyens de production.

En outre, plus un réseau est interconnecté, plus il est facile et peu onéreux d’assurer la continuité d’alimentation. (Si vous voulez que votre maison photovoltaïque soit réellement autonome en énergie, il vous faut un diesel de secours pour les jours sans soleil et les pannes). L’interconnexion exige la centralisation de la conduite du réseau.

Lire la suite ici : https://www.contrepoints.org/2020/12/29/387535-les-degats-de-leolien-et-du-solaire-les-couts-dacheminement-de-lelectricite

le CO2 en carburant

Un catalyseur qui transformera le CO2 en carburant

Au-delà de la réduction des émissions, la lutte contre le changement climatique passe par la capture et le stockage du CO 2 déjà présent dans l’atmosphère. À long terme, le nouveau système imaginé par des chercheurs de l’Ircelyon et d’autres laboratoires, pourrait être disponible sous forme de films ou de panneaux capables de capter le CO 2 et d’alimenter des piles à combustible.

Jérôme Canivet, spécialiste de la catalyse pour la chimie fine ou l'énergie, à l'Ircelyon.
Jérôme Canivet, spécialiste de la catalyse pour la chimie fine ou l’énergie, à l’Ircelyon. (DR)

Par Jacques HennoPublié le 2 mars 2020 à 07:30

Selon les scientifiques du GIEC, le dioxyde de carbone (CO2) est, avec le protoxyde d’azote et le méthane, l’un des principaux gaz responsables de l’effet de serre additionnel. La lutte contre le changement climatique ne passe pas seulement par la réduction des émissions de CO2, mais aussi par la capture et le stockage du gaz déjà présent dans l’atmosphère.

« Pour s’en débarrasser, on peut aussi tenter de le transformer en un produit à valeur ajoutée pour la société », explique Jérôme Canivet, spécialiste de la catalyse pour la chimie fine ou l’énergie, à l’Ircelyon, l’Institut de recherches sur la catalyse et l’environnement de Lyon, mixte entre le CNRS et l’université. La catalyse ? C’est l’action par laquelle une substance – le catalyseur – modifie la vitesse d’une réaction chimique.

Justement, Jérôme Canivet et son collègue, Florian Michael Wisser, ainsi que des chercheurs du Laboratoire de chimie des processus biologiques (LCPB), du Laboratoire de spectrochimie infrarouge et Raman (LASIR) et de l’université d’Aix-la-Chapelle, viennent de publier dans la revue Angewandte Chemie International Edition, les résultats de leurs travaux. Ils ont mis au point des catalyseurs solides et poreux, capables de transformer, grâce à la lumière du soleil, le CO2 en acide formique, utilisable comme carburant pour les piles à combustible.

En méthanol comme combustible

A voir aussi :

C est possible pour tOut Moteur

« C’est le résultat de trois années de recherche en équipe, se réjouit Jérôme Canivet. Il y a cinq ans, nous avions déjà mis au point avec le LCPB un système pour transformer le CO2, mais il était imparfait : il utilisait deux composantes qui se désactivaient au bout de quelques heures. » Le nouveau système, en théorie, pourrait fonctionner en continu. « Comme nous sommes dans un procédé à base de solides, nous pouvons imaginer, à long terme, de réaliser des dispositifs manipulables, comme des films ou des panneaux qui permettraient de capturer le CO2 et de le transformer en acide formique », espère Jérôme Canivet. De même, les recherches se poursuivent pour améliorer le système, qui a besoin d’une source d’électrons extérieure, et pour transformer le CO2 non plus en acide formique mais en méthanol, utilisable par l’industrie chimique ou comme combustible.

LE PROJET

IRCELYON

Jacques Henno (@jhennoparis)

DES ÉOLIENNES qui ne servent pas

SURSAUT POPULAIRE EN COURS CONTRE L’IMPLANTATION DES ÉOLIENNES

EDF rachète le Mégawatt de production d’électricité par l’éolien 91
euros.

Ces machines sont non seulement dévastatrices des paysages, détruisent l’environnement et créent de nombreuses nuisances aux riverains, mais en plus elles ne sont d’aucune utilité contre le réchauffement climatique. Elles sont le symbole d’un scandale absolu environnemental et financier couvert par les pouvoirs publics.

Plus de 1500  associations existent déjà en France pour lutter contre les éoliennes sans compter celles spécialisées dans la protection les paysages et le patrimoine. Compte tenu de la prospection effrénée des promoteurs qui écument toutes les communes rurales le doublement de leur nombre est probable ce qui représentera un groupe de plus de 500.000 citoyens qui ne s’opposent pas aux énergies renouvelables, pourvu qu’elles soient efficaces, compétitives et qu’elles contribuent à notre prospérité tout en étant socialement admissibles ; or ce n‘est pas le cas pour l’éolien d’une agressivité inacceptable et qui développe une colère populaire de plus en plus visible partout en France.

Depuis des décennies la politique énergétique de notre pays avait été une réussite permettant d’avoir l’une des électricités les moins chères d’Europe, procurant ainsi un avantage compétitif. Ce succès de nos ingénieurs et de nos responsables politiques n’est plus qu’un souvenir tant les efforts du lobby écologiste et du pouvoir a détruit cet atout national. Le prix du KWh au rythme actuel doublera en moins de 10 ans.
Scandale financier, oui c’en est un. 

Hybridez Votre Moteur


Le scandale environnemental n’est pas moins stupéfiant.

Aujourd’hui, pour fixer ces engins il faut environ 2 500 m3 de béton armé, de nouveaux « blockhaus » qui vont parsemer nos champs.Leur démantèlement pose le problème de qui paiera dans 15 ou 20 ans quand les promoteurs aux structures financières inexistantes auront disparu. Que faire aussi des « pales » et de tous les matériaux dont certains toxiques qui constituent une éolienne ? Une foi abandonnée ce sont probablement les communes et les propriétaires des terrains qui devront supporter les coûts pharamineux des travaux de remise en état et de recyclages de tous ces matériaux.
Les données scientifiques et économiques qui ont conduit la Fédération Environnement Durable à déposer une plainte devant le conseil d’état contre le gouvernement qui a publié en juin 2020 un arrêté ridiculement insuffisant pour imposer des condition de démantèlement des éoliennes aux promoteurs, viennent d’être confirmées récemment par un rapport du groupe Energie&vérité, intitulé «Rapport Démantèlement des aérogénérateurs terrestres en France: Coûts, contraintes et perspectives», rédigé par Jacques Ricour, diplômé de l’ École nationale supérieure de géologie de Nancy, ancien expert auprès des Tribunaux et Hydrogéologue agréé et de Jean-Louis Rémouit Ingénieur agronome.
Ces deux experts concluent que le démantèlement et le recyclage d’une éolienne seule, en enlevant la totalité la partie superficielle du béton armé sur 80 cm, sans les infrastructures est de l’ordre de 210 000 euros TTC par mégawatt, à comparer au montant dérisoire prévu par le nouvel arrêté qui est fixé à 50.000 euros pour une éolienne de moins de 2 mégawatt et un peu plus de 60.000 euros pour celles qui dépassent cette puissance.
De plus cette estimation ne prend en compte ni la remise en état d’origine des parties communes du parc éolien (aires de parking et grutage, chemins d’accès et poste(s) de livraison), ni l’enlèvement total du socle en béton. Selon eux l’estimation de la remise en état complet du site pourrait faire doubler la facture. L’ardoise à terme pour le future parc eolien dépassera 8 milliards d’euros (1)

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Il faut aussi faire savoir que ces éoliennes n’ont aucune influence dans la lutte contre le réchauffement climatique. Leur développement entraînera, à cause de leur intermittence (24% d’efficacité), la construction de nouvelles centrales à gaz polluantes, accentuant notre dépendance à des pouvoirs étrangers. « Les éoliennes ne servent à rien pour la transition écologique, c’est un mensonge  et lorsque les gens vont vraiment comprendre ils se révolteront.», c’est la déclaration au Colloque National Éolien 2019 de Marjolaine Meynier Millefert Députée LREM et rapporteur de la Commission d’enquête parlementaire sur les énergies renouvelables. (2) Mais qu’importe pour le lobby écologiste.

Emmanuel Macron est aujourd’hui « cramponné » aux éoliennes car elles représentent «  ses étendards de l’écologie » pour sa future réélection.
Elles sont devenues en réalité le plus prospère de nos secteurs économiques pour les affairistes et le plus destructeur de valeur.Elles ne fonctionnent que grâce à l’État qui multiplie les avantages en faveur des promoteurs : garantie des recettes sur 15 ans, priorité d’accès au réseau électrique, difficultés accrues des recours des citoyens. Ce qui attire évidemment les multiples gestionnaires de fonds pour beaucoup opaques à la recherche de hauts rendements garantis pour leurs placements.

Cette chaîne du silence et de la compromission sous le parrainage du lobby écologiste, et du ministère de l’écologie, pivot de ce système doit être dénoncée. Tous ces inconvénients expliquent que se lèvent à travers nos territoires ces centaines de milliers de citoyens qui protestent contre l’alliance fallacieuse de l’écologie et de l’affairisme aux dépends de la prospérité et de l’indépendance énergétique de notre pays.
 

Figaro : https://www.lefigaro.fr/vox/economie/ne-sous-estimons-pas-les-degats-ecologiques-qu-engendreront-l-installation-de-15-000-nouvelles-eoliennes-20201223