LES hybrides émettent plus de Co2

Les hybrides rechargeables neuves émettent en moyenne 117 grammes de CO2 par kilomètre: c'est 2,5 fois plus que promis. | Daniele Buso via Unsplash
Les hybrides rechargeables neuves émettent en moyenne 117 grammes de CO2 par kilomètre: c’est 2,5 fois plus que promis. | Daniele Buso via Unsplash

La fausse promesse des hybrides rechargeables

En conditions réelles, elles émettent beaucoup plus de dioxyde de carbone qu’annoncé.

20% D’ÉCONOMIE DE CARBURANT*

À Découvrir Aussi ILS ROULENT A L’EAU POUR ECONOMISER ECOLOGIQUEMENT

L’hybride rechargeable a le vent en poupe: 20.308 véhicules de ce type ont été vendus au premier semestre 2020, contre seulement 18.579 pour l’ensemble de l’année 2019. Ces chiffres devraient encore grimper en fin d’année, grâce au nouveau bonus de 2.000 euros instauré le 1er juin pour les voitures hybrides rechargeables à moins de 50.000 euros.

Le problème est que ces voitures, marketées comme des parangons d’écologie, sont loin d’être aussi vertueuses que prévu, selon une étude de l’association britannique Transport & Environment (T&E).

En conditions réelles, les hybrides rechargeables neuves émettent ainsi en moyenne 117 grammes de CO2 par kilomètre, soit 2,5 fois plus qu’annoncé sur le papier, et à peine mieux qu’une hybride classique (135 grammes de CO2/km). Par comparaison, les voitures diesel et essence émettent respectivement 164 et 167 grammes de CO2/km.

À lire aussi Une invention élimine des émissions de CO2 des camions

Au total, durant tout son cycle de vie, une hybride rechargeable émet ainsi sept fois plus de CO2 qu’une voiture électrique classique. «Il est clair que l’hybride rechargeable se rapproche bien plus d’une voiture conventionnelle que d’une voiture électrique», critique l’association T&E. Selon elle, le problème vient à la fois du constructeur et du consommateur et consommatrice.

Ainsi, lorsque la voiture est censée rouler en mode 100% électrique, le moteur à combustion se met parfois intempestivement en route pour diverses raisons –lorsque l’on dépasse une certaine vitesse ou que l’on met le chauffage ou la climatisation.

Le loup dans la bergerie

En conséquence, le fameux mode éco émet finalement entre 123 et 234 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre –bien loin du zéro émission fantasmé. «Il apparaît donc presque impossible de rouler en mode tout électrique même pour de courtes distances», dénonce T&E. L’autre problème vient de l’usager·e, qui utilise sa voiture hybride rechargeable comme une voiture classique en «oubliant» de la recharger.

«Les hybrides rechargeables, c’est le loup de l’industrie automobile habillé en mouton»s’indigne Rebecca Newsom de Greenpeace UK, qui a participé à l’étude. «[Les constructeurs] donnent l’illusion de vendre des véhicules beaucoup plus respectueux de l’environnement, mais c’est un stratagème pour continuer à produire des SUV et des moteurs à essence et diesel.»

Du côté des constructeurs, on rejette bien entendu ces allégations. Le directeur de la Society of Motor Manufacturers and Traders, Mike Hawes, qualifie le rapport de T&E de «biaisé», ajoutant qu’il se base sur des chiffres provenant d’un régime de tests qui n’est plus utilisé. «Même en prenant leurs chiffres, on note une réduction des émissions de 30% par rapport au diesel ou à l’essence», insiste-t-il.

Au Royaume-Uni, il est prévu d’interdire tous les véhicules hybrides, diesel et essence d’ici 2035, mais les hybrides rechargeables pourraient échapper à ce bannissement. Une hérésie selon T&E, qui milite pour les inclure dans la liste du fait de leur verdeur très relative.

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Les ventes de V.E. explosent : Le signe d’une transition ?

18% des voitures neuves vendues en France entre janvier et juillet 2020 sont électrifiées

La Renault Zoe en tête des ventes de voitures neuves électriques.
Le Toyota C-HR
Le Peugeot e 3008 électrique
La Tesla Model 3

Malgré la santé inquiétante du marché français, les motorisations électrifiées tirent leur épingle du jeu et survivent mieux que les autres. Le signe d’une transition enfin amorcée ?

Si la crise du Covid-19 a mis un sacré revers aux ventes de voitures neuves, qui ont tout de même enregistré un recul de 33,2 % sur les sept premiers mois de l’année comparé à 2019, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Selon des chiffres d’Autoactu, les motorisations thermiques font grise mine avec une perte de 42,7 % et 39,4 % pour l’essence et le diesel,respectivement. Un coup dur qui pousse les constructeurs à multiplier les offres et les opérations spéciales, afin de relancer la machine.

Mais dans ce chaos, les motorisations électrifiées avancent à contre-courant. Ainsi, les électriques, hybrides rechargeables et hybrides non rechargeables (qui comprend aussi bien les full hybrides, type Toyota, que les micro-hybride 48V), enregistrent toutes des hausses significatives de leurs ventes entre janvier et juillet.

Près d’une voiture neuve sur cinq est électrifiée

Côté électrique, on compte 54 955 ventes sur les sept premiers mois de l’année, soit 6,14 % de la totalité des immatriculations. C’est une progression de 128,2 % par rapport à l’année dernière. Les hybrides non rechargeables représentent quant à elle la plus grosse part de marché, avec 8,80 %des voitures vendues, soit 78 754 unités sur 894 835 voitures. Enfin, l’hybride rechargeable se contente de 3,04 % de part de marché, mais c’est en revanche la plus forte progression des trois, avec 199,5 % d’amélioration.

Tout combiné, les voitures électrifiées représentent donc 17,98 % des nouvelles immatriculations en France entre janvier et juillet 2020, un chiffre non négligeable puisque sur la même période en 2019, la part de marché était presque trois fois moindre, à seulement 6,92 %.

La Renault Zoé largement en tête

C’est Renault qui caracole en tête du classement des modèles électrifiés les plus vendus, toutes technologies confondues. La Zoé est très loin devant la concurrence, à 21 485 immatriculations entre janvier et juillet, une amélioration de 107 % comparé à la même période l’année dernière. Vient ensuite la Peugeot e-208, avec 10 219 exemplaires, puis le Toyota C-HR, première des hybrides non rechargeables, avec 8 704 unités écoulées. La première des hybrides rechargeables n’arrive qu’en 9ème position du classement des modèles électrifiés : c’est le Peugeot 3008 qui est le préféré des clients et qui démarre fort sa commercialisation, avec 3 727 immatriculations.

Le Toyota C-HR est le modèle hybride non rechargeable le plus vendu sur les premiers mois de l'année.
Le Toyota C-HR est le modèle hybride non rechargeable le plus vendu sur les premiers mois de l’année. © Toyota

Le signe d’un changement ?

Faut-il voir dans ces chiffres une réelle transition du marché vers des voitures moins polluantes ? La progression des ventes est certes non négligeable, mais la crise du Coronavirus a sûrement aidé à creuser l’écart entre les moteurs thermiques et leurs homologues électrifiés. Il faudra donc vérifier si l’histoire se répète aussi clairement quand la situation sera revenue plus ou moins à la normale, et que tous les canaux de ventes, particuliers comme professionnels, seront de nouveaux sollicités comme à « l’avant crise sanitaire ». Et puis il ne faut pas non plus oublier que si l’on considère l’ensemble du parc automobile français en circulation, la part de véhicules électrifiés reste pour l’instant embryonnaire.

Plus qu’une prémonition dont on peut être sûr à 100 %, mieux vaut prendre ces chiffres comme un indicateur d’une possible transition, qui demande plusieurs confirmations espacées dans le temps. L’abandon pur et dur du thermique semble inéluctable à long terme, mais les coûts de son remplacement, autant en termes de production, d’infrastructure que d’acquisition, empêchent de toute manière un changement radical du jour au lendemain. Reste à voir combien de temps cela prendra et si la tendance initiée cette année se renforcera dans les prochains mois.

En attendant, voici comment économise du carburant et doper son Moteur à L’eau

40 000 enfants travaillent toujours dans les mines pour les batteries des véhicules électriques.

L’ONU a récemment publié un rapport concernant la production des batteries pour véhicules électriques. Un chapitre sur les challenges relevant de l’exploitation du cobalt, ses enjeux sociaux et environnementaux, interpelle à plus d’un titre.

Classé « rouge vif » par le World Materials Forum en raison d’un risque de rupture d’approvisionnement et de son importance pour l’industrie – notamment automobile -, le cobalt est devenu un enjeu stratégique majeur.

Evaluation de la criticité par le World Materials Forum

Mais cette production est aussi critique en ce qui concerne les conditions sociales et environnementales dans lesquelles elle se déroule.

Le rapport indique par exemple, que la majeure partie du cobalt fourni sur les marchés mondiaux provient de la République démocratique du Congo, dont 20% proviennent de mines artisanales où le travail des enfants et le non respect des droits de l’homme sont nombreux.

On estime que jusqu’à 40 000 enfants travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses, avec un équipement de sécurité inadéquat, pour très peu d’argent dans les mines du sud du Katanga.

Les chiffres sont désespérément stables.

On peut lire que les enfants sont exposés à de multiples risques physiques et à des violations et abus psychologiques, uniquement pour gagner un maigre revenu. nécessaire à la subsistance de leur famille. L’utilisation généralisée du travail des enfants dans l’extraction du cobalt peut avoir des implications sur l’approvisionnement mondial, car l’approvisionnement en minéraux extraits par le travail des enfants devient de plus en plus inacceptable pour les fabricants de produits dérivés de matières premières.

Source : https://www.nofi.media/2016/01/26512/26512

Le gouvernement de la République démocratique du Congo reconnaît le problème du travail des enfants dans les mines et a adopté des politiques qui encouragent la gratuité de l’enseignement primaire et interdit l’utilisation d’enfants pour des travaux dangereux. Il est prévu que d’ici 2025, le travail des enfants sera éliminé des mines.

Enfin, le rapport sensibilise également à la pollution liée à ces extractions minières. Le drainage d’acides miniers contamine notamment les rivières, et parfois même l’eau normalement propre à la consommation.

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UNE CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE DE PLUS

Marée noire à l’Île Maurice : le navire échoué s’est scindé en deux

  Lecture 2 minA La UneEnvironnement

Marée noire à l’Île Maurice : le navire échoué s’est scindé en deux
Le vraquier s’est échoué le 25 juillet sur un récif à la Pointe d’Esny, au sud-est de l’île Maurice, avec 3 800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel à bord. © Crédit photo : AFP

Le navire échoué depuis le 25 juillet s’est brisé en deux. Il reste 90 tonnes de pétrole à bord. Du fioul s’écoulait encore du bateau vendredi

Le vraquier MV Wakashio échoué depuis le 25 juillet sur un récif de l’île Maurice s’est scindé en deux, selon les informations de Réunion Première.

L’équipe de sauvetage de ce navire appartenant à un armateur japonais avait estimé plus tôt samedi que son état « s’aggrave et qu’il pourrait se briser à tout moment », dans un communiqué du comité de crise mis en place par le gouvernement pour gérer cette catastrophe.

90 tonnes de pétroles à bord

Il restait samedi 90 tonnes de pétrole à bord et à « 16h30 on a observé le détachement d’un important morceau à l’avant du navire », selon le comité.LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE

Il indique que des bateaux des gardes-côtes se tiennent prêt à intervenir avec du matériel pour absorber le pétrole qui pourrait s’échapper en cas de cassure du MV Wakashio en deux parties. Les prévisions météorologiques tablent sur du mauvais temps « dans les jours à venir avec des vagues atteignant une hauteur maximum de 4 à 5 mètres », ajoute le comité de crise. 

Le vraquier s’est échoué le 25 juillet sur un récif à la Pointe d’Esny, au sud-est de l’île Maurice, avec 3 800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel à bord.

Une semaine après, entre 800 et 1 000 tonnes de fioul se sont échappées de ses flans éventrés et ont souillé les côtes, notamment des espaces protégés avec des forêts de mangrove et des espèces menacées.

Le gouvernement accusé de négligence

Les équipes d’intervention ont mené une course contre la montre pour pomper le reste du carburant, alors que le bateau menaçait de se briser à tout moment.

Mercredi soir, les autorités mauriciennes ont annoncé que tout le fioul contenu dans les réservoirs avait été pompé et qu’il n’en restait plus que 100 tonnes sur le bateau, notamment dans la cale.

Ce reliquat a commencé à s’écouler vendredi. « Selon les experts, ce genre de fuite était prévisible et est dû à la manière dont le bateau se tord et se déforme », selon le comité de crise. Le gouvernement mauricien a été accusé de négligence, la population se demandant pourquoi si peu avait été fait entre le moment où le MV Wakashio s’est échoué et l’apparition de la fuite. 

Le Premier ministre Pravind Jugnauth a estimé qu’aucune erreur n’avait été commise et a refusé de présenter des excuses. 

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La guerre de l’eau

Face à la sécheresse en France, la guerre de l’eau a commencé

 11h00 , le 2 août 2020

Face aux sécheresses à répétition en France, les projets de retenues d’eau se multiplient… ainsi que les conflits.

A Saint-Pierre-de-Caubel, dans le Lot-et-Garonne, le lac de Caussade est issu d'une retenue d'eau illégale.
A Saint-Pierre-de-Caubel, dans le Lot-et-Garonne, le lac de Caussade est issu d’une retenue d’eau illégale. (AFP)

La vague de chaleur a beau refluer, quelques orages éclater, les plantes ont soif. « Ce mois de juillet sera le plus sec depuis 1959 », estime-t‑on à Météo-France. Les nappes phréatiques, rechargées cet hiver, sont certes dans une meilleure situation que l’été dernier, mais la sécheresse gagne du terrain. Soixante-huit départements avaient déjà pris vendredi des mesures de restriction d’eau. Une situation qui va s’aggraver au fil des ans. Selon les experts, le dérèglement climatique devrait en effet entraîner une augmentation de la fréquence, de la durée et de l’intensité des épisodes de sécheresse d’ici à 2050. Cela se traduira par une diminution des débits des rivières de 10 à 40% à l’horizon 2046-2065. « La gestion de l’eau focalisera les conflits dans notre pays d’ici à la fin du siècle », prédit la députée ex LREM, aujourd’hui EDS, ­Frédérique Tuffnell, rapporteure d’une récente mission parlementaire sur le sujet.

Car l’or bleu suscite des convoitises. Pour l’heure, l’industrie en utilise 6%, le secteur de l’énergie 22%, l’eau potable représente 24% de la consommation et l’agriculture 48% (mais 79% en période estivale!). Le problème, c’est qu’à l’exception des usages définis comme prioritaires dans le Code de l’environnement – santé, salubrité, sécurité civile, eau potable et respect des équilibres naturels – le reste n’est pas hiérarchisé.

Les contentieux se sont multipliés

Déjà des tensions éclatent. Certains ont du mal à comprendre pourquoi ils n’ont pas le droit d’arroser leur jardin ou de remplir leur piscine quand les agriculteurs continuent parfois à irriguer le maïs. Ces derniers se défendent. « Pour nourrir la population, il nous faut de l’eau, rappelle Éric Frétillère, le président d’Irrigants de France. La majorité des fruits, légumes et céréales poussent l’été, en période sèche. » Les exploitants plaident pour la création de retenues afin de stocker l’eau en hiver, quand elle est abondante, pour en avoir l’été. Le nouveau ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a promis, vendredi sur Europe 1, de simplifier les procédures pour en construire.

Les retenues d’eau sont des solutions simplistes, qui privatisent aggravent la sécheresse des milieux naturels en aval

Pas sûr que cela suffise. « Ce sont des solutions simplistes, coûteuses, destructrices de la biodiversité, qui privatisent l’eau et aggravent la sécheresse des milieux naturels en aval », dénonce ­Arnaud ­Schwartz, le président de l’association France nature environnement (FNE), qui n’hésite pas à attaquer en justice. Ces dernières années, les contentieux se sont multipliés : 21 sur les 34 projets de retenues dans le bassin Loire-Bretagne, 41 sur 60 en Adour-Garonne.

La bataille de l’eau a déjà commencé. Dans les Deux-Sèvres, un projet visant à créer 19 retenues a été revu à la baisse. Dans les Vosges, une plainte a été déposée contre Nestlé Waters, la multinationale qui exploite l’eau de ­Vittel. Dans le Lot-et-Garonne, deux dirigeants de la chambre d’agriculture viennent d’être condamnés à de la prison ferme pour la construction illégale d’une retenue, le lac de Caussade. Sans oublier le barrage de Sivens, dans le Tarn. En 2014, ­Rémi ­Fraisse, un jeune opposant au projet, a perdu la vie lors des affrontements avec les forces de l’ordre.

Les agriculteurs changent leurs pratiques

Pointés du doigt, les agriculteurs cherchent pourtant à s’adapter. « Nous utilisons 30% d’eau en moins qu’il y a vingt ans », assure Luc Servant, le vice-président de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture. Goutte‑à-goutte, vannes électroniques pour contrôler le débit, sondes mesurant la tension hydrique du sol, algorithme pour modéliser la réserve d’eau utile… Les nouvelles technologies permettent de réduire le gaspillage. Et le prochain rapport d’orientation de la FNSEA, le syndicat majoritaire, intitulé « Faire du défi climatique une opportunité pour l’agriculture », invitera aussi, en plus de la création de retenues d’eau, à adopter de nouvelles pratiques.

Nous devons passer à un modèle beaucoup plus résilient

Face aux sécheresses répétées, certains appellent à aller plus loin. « Les agriculteurs doivent changer de paradigme », exhorte la FNE. « Nous devons passer à un modèle beaucoup plus résilient, trouver des solutions fondées sur la nature », renchérit la députée ­Frédérique ­Tuffnell. Comment? En utilisant des variétés moins gourmandes en eau comme le sorgho ; en semant plus tôt pour que les plantes se développent avant la saison sèche.

La piste de l’agroécologie

Cela passe aussi par l’agroécologie. Replanter des haies pour retenir l’eau. Des arbres pour avoir de l’ombre. Couvrir toute l’année le sol de végétaux pour retenir l’humidité. Éviter le labour et les pesticides pour maintenir la vie souterraine, la matière organique, qui favorise elle aussi la rétention d’eau. Et préserver les zones humides. Afin d’inciter les agriculteurs à s’engager dans cette voie, le rapport parlementaire publié en juin propose de créer un fonds de 1 milliard d’euros pour financer les « paiements pour services environnementaux » (déjà expérimentés) sur la période 2021-2025.

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Pour désamorcer les conflits, il faut aussi privilégier le dialogue, par exemple en favorisant des projets de territoire pour la gestion de l’eau. Dans les Deux-Sèvres, de nouvelles discussions sur les retenues d’eau ont abouti à un « protocole d’accord pour une agriculture durable ». Le préfet vient de signer l’autorisation de construction. De quoi faire taire les querelles? À voir.

Les scientifiques appellent à la désobéissance civile

Dans une tribune, mille scientifiques appellent à la désobéissance civile face à l’urgence climatique

Dans « Le Monde », les scientifiques, issus de diverses disciplines, dénoncent l’inaction des gouvernements. 

Des militants écologistes participent à une action dans l\'aéroport de Schipol, à Amsterdam (Pays-Bas), le 14 décembre 2019. 
Des militants écologistes participent à une action dans l’aéroport de Schipol, à Amsterdam (Pays-Bas), le 14 décembre 2019.  (ROMY ARROYO FERNANDEZ / NURPHOTO / AFP)
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franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 20/02/2020 | 13:51

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Ils sont océanographes, biologistes, climatologues, sociologues, astrophysiciens, agronomes, économistes, psychologues… Jeudi 20 février, mille scientifiques issues de diverses disciplines ont signé une tribune, publiée dans Le Monde, pour dénoncer « l’inertie » des gouvernements face à l’urgence climatique

« Depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours. Cette inertie ne peut plus être tolérée », écrivent-ils, pointant que « les catastrophes[environnementales] se déroulent sous nos yeux. » Une situation alarmante, d’autant plus que « l’objectif de limiter le réchauffement sous les +1,5 °C est désormais hors d’atteinte, à moins de diminuer les émissions mondiales de 7,6% par an, alors qu’elles ont augmenté de 1,5% par an au cours des dix dernières années. »

Une croissance « en contradiction » avec la lutte contre le changement climatique

« Notre gouvernement se rend complice de cette situation en négligeant le principe de précaution et en ne reconnaissant pas qu’une croissance infinie sur une planète aux ressources finies est tout simplement une impasse »,poursuivent les signataires. Ces objectifs de croissance sont, estiment-ils, en « contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai. » Et de dénoncer, « l’inconséquence et l’hypocrisie de politiques qui voudraient d’un côté imposer la sobriété aux citoyens tout en promouvant de l’autre un consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur. »

Ainsi, les signataires appellent « à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes », citant les Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace, Action non-violente COP21, Extinction Rebellion ou encore Youth for Climate. Et d’inviter « tous les citoyens (…) à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui », de façon à dégager « des marges de manœuvre (…) pour faire sauter les verrous et développer des alternatives. »

Interpellant les dirigeants politiques, la tribune exhorte « l’exécutif et le Parlement à faire passer les enjeux environnementaux avant les intérêts privés en appliquant de manière ambitieuse les propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat et en prolongeant son mandat pour lui donner un pouvoir de suivi de leur mise en œuvre. »

Le Problème de L’Hydrogène

L’Allemagne sombre dans l’hydrogène… Et Macron applaudit… (Tribune)

L’Allemagne a fait le choix d’investir dans l’hydrogène (H2) à grands coups de milliards d’euros pour en faire un « carburant du futur » neutre en émissions de gaz à effet de serre afin de remplacer les produits pétroliers, notamment dans le secteur du transport. Ce qui est une aberration, même si la production de l’hydrogène « vert » par électrolyse de l’eau ne pose en elle-même aucun problème.

Et le Président français Emmanuel Macron (qui veut réindustrialiser la France) applaudit à cette folle orientation qui est une impasse économiqueet technique pour la société. Elle enrichira assurément toute une cohorte de promoteurs à coups de subventions juteuses accordées par Bruxelles dans le cadre de sa politique de « Taxonomie verte ».

Une production renouvelable problématique

L’Allemagne est confrontée à la difficile gestion de son réseau électrique à cause de sa production erratique et intermittente d’électricité d’origine renouvelable soutenue par 25 milliards d’euros annuels injectés dans l’éolien et le solaire photovoltaïque fabriqué en Chine.

Les Allemands espèrent réguler leurs productions d’électricité en transformant en hydrogène (H2) par électrolyse de l’eau afin d’utiliser leurs surplus indésirables d’électricité pour les stocker., ou pour les injecter dans les réseaux de gaz de ville créant ainsi des piles à combustible.

Ces dernières peuvent ensuite restituer environ un quart de l’électricité stockée à un coût prohibitif en cas de pénurie les nuits sans vent.

C’est la notion de « Power to Gas (P2G) » (de l’électricité vers le gaz) et de « Power to Power (P2P) » (de l’électricité vers… l’électricité).

Une autre possibilité de stockage de l’énergie vient de la combinaison de l’hydrogène avec du dioxyde de carbone (CO2) afin de produire du méthane ou du méthanol. Mais ce procédé est encore plus cher et requiert beaucoup d’énergie.

Selon le rapport demandé en septembre 2015 par Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie, le coût du méthane produit par cette synthèse serait près de trois fois plus élevé́ que le prix de gros du gaz naturel.

Il faut ainsi beaucoup de foi (ou de mauvaise foi…) pour espérer produire des quantités massives de méthane ou de méthanol à partir d’hydrogène.

L’illusion de l’hydrogène « mirifique » est entretenue par au moins trois arguments « plaisants » astucieusement distillés aux grands médias dénués de culture scientifique qui les relaient sans les comprendre, et aux responsables politiques trop heureux de promettre des lendemains qui chantent à leurs électeurs.

Le premier argument séduisant consiste à déclarer que la combustion de l’hydrogène dans les transports ne produit que de l’eau (ce qui est vrai).

Le second argument impressionnant souligne qu’avec un kilogramme d’hydrogène (H2) (et une pile à combustible), une voiture peut parcourir 100 km (ce qui est vrai aussi).

Mais peu souligne qu’un kg d’H2 représente un volume de 11.000 litres (11 mètres cubes) à la pression atmosphérique et à température ambiante (15°C), 16 litres sous forme liquide à – 253°C et 25 litres compressés à 700 fois la pression atmosphérique (700 bars).

Quelques constructeurs ont commencé à fabriquer des véhicules électriques à pile à combustible à hydrogène, mais leur coût élevé limite leur diffusion et semble conduire dans à une impasse.

L’avenir de la production automobile ne dépend donc pas de niches pour riches et sera encore longtemps ancrée dans les produits pétroliers. Le développement significatif des véhicules à hydrogène vraiment « vert » n’aura jamais lieu, sauf peut-être, dans un avenir lointain, à partir de l’énergie nucléaire, seule capable de produire l’électricité nécessaire à la demande en grande quantité.

Le troisième argument « massue » déclare que l’électricité en surplus issue des éoliennes et autres panneaux photovoltaïques, est gratuite, voire même à prix « négatif » (ce qui est vrai aussi… mais pas pour tout le monde).

En effet, dans ce dernier cas, les producteurs éoliens et solaires sont toujours payés grâce aux subventions et aux taxes sur l’énergie (électricité, carburants,…) prélevées dans la poche des consommateurs.

Une étude pour le Premier ministre indique d’ailleurs que « les éléments technico-économiques disponibles […] de production solaire avec stockage à l’aide d’hydrogène révèlent des coûts de production extraordinairement élevés, même pour une expérimentation.

Et France Stratégie, une institution rattachée au Premier ministre, estime qu’ « en raison de son coût, le stockage énergétique via l’hydrogène dans le réseau de gaz n’apparaît pas pertinent à un horizon prévisible ».

La production d’hydrogène

Ni les médias, ni le grand public, ni les responsables politiques, ne se demandent comment est produit ce gaz, ni à quel coût, ni d’où vient l’énergie pour le fabriquer, le compresser, le liquéfier, l’utiliser.

L’hydrogène n’est pas une source d’énergie mais juste un « transporteur d’énergie » (vecteur) qui doit d’abord être produit à partir d’autres énergies. Il n’existe presque pas dans la nature « à l’état libre », même si c’est le principal composant dans l’Univers et sur Terre où les atomes d’hydrogène y sont combinés à l’eau et aux hydrocarbures.

Aujourd’hui, seulement 4 % de toute la production mondiale d’hydrogène provient de l’électrolyse mais… en tant que sous-produit de la préparation électrolytique du chlore et de l’hydroxyde de sodium !

Le reste provient du charbon (4%), du pétrole (7%), et surtout du gaz naturel méthane (85%) par le procédé industriel du vaporeformage pour des applications dans la chimie industrielle (raffinage, pétrochimie, engrais,…).

Des recherches sont actuellement en cours afin de trouver une solution pour produire de l’hydrogène sans hydrocarbure, comme par exemple, la décomposition thermique de l’eau dans des réacteurs nucléaires à haute température (HTR). Mais aucune percée n’est encore en vue pour une production « verte » économique, ni pour une utilisation publique facile de l’H2.

Les impitoyables bilans énergétiques et financiers de l’hydrogène « vert » dans les transports ont toujours été mauvais tout simplement parce que les lois de la physique sont défavorables à son utilisation courante (production, stockage, transport, utilisation dangereuse,…) et ne se soumettent pas aux décisions politiques.

La « société hydrogène »

Jusqu’au sommet de l’État, nos élus préfèrent, par cynisme, ce qui brille auprès des médias pour conquérir le pouvoir et s’y maintenir plutôt que d’améliorer le sort de leurs concitoyens en se préoccupant d’investir dans des moyens de production sur le long terme, en « bon père de famille ».

Malgré les multiples avertissements sur l’impasse technique, économique et écologique de l’hydrogène comme « carburant » pour les véhicules (y compris les bus et les trains), l’Allemagne et la France subventionnent à fonds perdus (pas pour tout le monde) ce développement alors que c’est une gabegie financière.

Nos élus ne seraient-ils que les instruments aveugles d’une politique européenne suicidaire emmenée par des lobbies allemands du gaz (Gazprom) et du charbon (inauguration de Datteln 4 en 2020) ?

Ils ont pourtant les moyens de savoir que l’H2 est une impasse, mais ils construisent sciemment des galères dont les rameurs sont tous les Européens qui devront ramer fort pour payer leurs fautes impardonnables…

Ces élus, volontairement ou non, soutiennent les « écolos-collapsologues » haineux qui souhaitent un effondrement de la société industrielle d’ici 20 ans. Et ils les aident soit par cécité, soit par intérêt personnel bien compris !

En attendant, de puissants lobbies financiers et politiques estiment pouvoir profiter de ces milliards d’euros de subventions allemandes et européennes. La France (Nicolas Hulot) a déjà mis 100 millions d’euros « sur le tapis » en juin 2018 pour l’hydrogène.

Ils espèrent tous un profit financier en favorisant le concept fallacieux de future civilisation de l’H2.

Les uns y voient un moyen de développer leurs énergies intermittentes éoliennes et solaires, et les autres pensent qu’il faudra beaucoup d’électricité, et donc de réacteurs nucléaires, pour produire cet hydrogène…

D’autres encore espèrent vendre des nouveaux bus, ou des trains à hydrogène, ou des électrolyseurs géants, à cette illusoire société de l’hydrogène.

Le seul dindon de la farce est le contribuable qui ne bénéficiera pas du retour de ces juteuses subventions prélevées dans ses poches, et qui voit les prix de l’électricité, des carburants, et de l’énergie en général, augmenter sous le poids des taxes pour payer toutes ces gabegies.

En conséquence, le prix de l’électricité domestique atteint 300 €/MWh en Allemagne malgré les fortes subventions, et dépasse les 300 €/MWh au Danemark.

En France, il n’est encore que de 160 €/MWh grâce au nucléaire, mais… en augmentation rapide avec la percée des énergies renouvelables subventionnées.

Cette politique énergétique de l’Allemagne et de la France soutenue par l’Europe s’apparente à du «  vol en bande organisée » dont le repaire de brigands est à Bruxelles.

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UN COÛT EXHORBITANT POUR les énergies renouvelables

Le soutien aux énergies renouvelables beaucoup plus cher que prévu

Le coût du soutien public aux énergies renouvelables électriques va largement augmenter en 2020. En cause : les mesures de confinement qui ont provoqué une chute brutale des prix de l’électricité sur les marchés de gros. Selon les prévisions du régulateur, 5,8 milliards d’euros seront nécessaires pour financer ces mesures contre un budget de 4,7 milliards prévu initialement.

Selon les prévisions du régulateur, 5,8 milliards d'euros seront nécessaires pour financer le soutien aux énergies renouvelables électriques en 2020. (Photo by GUILLAUME SOUVANT/AFP)
Selon les prévisions du régulateur, 5,8 milliards d’euros seront nécessaires pour financer le soutien aux énergies renouvelables électriques en 2020. (Photo by GUILLAUME SOUVANT/AFP) (AFP)

Par Sharon WajsbrotPublié le 18 juil. 2020 à 10h42Mis à jour le 18 juil. 2020 à 23h29

C’est l’un des effets collatéraux de la crise sanitaire. Cette année, le soutien public aux énergies renouvelables électriques va coûter bien plus cher que prévu. Selon les dernières estimations de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), un surcoût pour les finances publiques de  milliard d’euros est à prévoir.

Une hausse liée à la baisse des prix de marché

« Cette hausse résulte très majoritairement de la baisse importante des prix de marché par rapport aux prix de marché attendus lors de l’évaluation de la prévision (- 18,5 €/MWh) en raison notamment de l’état d’urgence sanitaire », explique la CRE dans sa délibération.

Bénéficiaires d’un accès prioritaire au réseau de distribution d’électricité, les éoliennes et les panneaux solaires ont continué de produire à plein pendant toute la période de confinement, alors même que la demande d’électricité et les prix se sont effondrés. Cela d’autant plus que les vents ont été particulièrement favorables à l’énergie éolienne au premier trimestre.

Or, grâce à des mécanismes d’appels d’offres destinés à accélérer la croissance de ces énergies, ces installations bénéficient d’un tarif de rachat de l’électricité qu’ils produisent garanti par l’Etat. Et au coeur de la crise sanitaire, les prix de marché de l’électricité sont passés plusieurs fois en territoire négatif…

Au total, selon les prévisions du régulateur, 5,8 milliards d’euros seront nécessaires pour financer les aides aux énergies renouvelables électriques en 2020 contre un budget de 4,7 milliards prévu initialement. Le phénomène engendre logiquement une hausse des charges de service public de l’énergie. Outre le soutien aux énergies renouvelables, ces charges intègrent les surcoûts liés à la péréquation tarifaire dans les zones peu ou pas connectées au réseau électrique (ZNI) ou encore d’autres dispositifs sociaux. Elles doivent atteindre 8,851 milliards d’euros en 2020 contre 7,929 milliards d’euros prévus initialement.

Pour l’Etat, la marche à franchir par rapport aux charges budgétaires de 2019 est notable. La CRE estime que le coût du soutien aux énergies renouvelables électrique s’élève à 5,167 milliards d’euros en 2019. D’autant plus que la TICPE (taxe sur les produits pétroliers) et de la TICC (taxe sur le charbon) qui financent chaque année le compte d’affectation spéciale « Transition énergétique », dans le budget de l’Etat, seront bien plus contraintes en 2020, à cause là aussi, des effets du confinement.

Pour le régulateur ce n’est toutefois qu’un début. Avec notamment l’accélération de la transition énergétique et l’entrée sur le réseau de 6,5 Twh de nouvelles capacités de production électrique renouvelable, les charges du service public de l’énergie doivent atteindre 9,1 milliards d’euros en 2021.

Le coût du soutien au photovoltaïque pointé du doigt

Dans ce contexte le régulateur met en garde : « pour atteindre les objectifs de politique énergétique en tenant compte du montant des charges à financer par le budget de l’Etat, il apparaît nécessaire de faire des choix quant aux installations à soutenir en fonction notamment du coût de leur soutien ».

La CRE pointe en particulier le coût disproportionné de l’aide photovoltaïque : nous tenons « à souligner le poids de la bulle photovoltaïque constituée avant le moratoire de décembre 2010 et l’importance qu’il y aurait à tenter de le réduire. En effet, les installations bénéficiant d’un dispositif de soutien antérieur au moratoire, dont le tarif d’achat moyen est de 510 €/MWh, représentent 73 % des charges et 38 % de l’énergie photovoltaïque soutenue au titre de 2019 ».

Sharon Wajsbrot

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hydrogène: un pari très cher

Les voitures à hydrogène: un pari très très cher relevé par Toyota et Hyundai

C’est la « nouvelle frontière » écologique. Les véhicules à hydrogène ont une grande autonomie et se rechargent très rapidement. Toyota et Hyundai parient sur leur avenir. Mais Daimler abandonne. C’est très cher, complexe et dépendant d’une lourde infrastructure inexistante. La Commission européenne et le gouvernement français s’y intéressent fortement.

Toyota Mirai II à hydrogène

Toyota Mirai II à hydrogèneTOYOTA

Pour les Jeux olympiques de Paris en 2024, Toyota, champion de l’hydrogène, mettra à disposition « 3.000 voitures et 1.200 bus à pile à combustible », selon une source interne du constructeur japonais. Une révolution, alors que l’électrification démarre à peine? L’hydrogène devient en effet la « nouvelle frontière » écologique. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a appelé jeudi 16 juillet à « investir dans les nouvelles technologies », prenant l’exemple de l’hydrogène.  « C’est aujourd’hui que ça se joue: soit la France est capable de se doter maintenant d’une stratégie pour l’hydrogène et nous aurons notre propre hydrogène vert, soit nous serons obligés de nous approvisionner ailleurs », a martelé le locataire de Bercy. Il ne faisait certes pas allusion à l’industrie automobile. Mais le Premier ministre Jean Castex avait annoncé un objectif mercredi lors de sa déclaration de politique générale: « faire de l’économie française la plus décarbonée d’Europe ».  Le jour même où la Commission européenne édictait son plan pour développer la production d’hydrogène propre. Clairement: les transports sont concernés et donc l’automobile. Le problème, c’est que l’hydrogène pour les véhicules… ce n’est pas pour tout de suite en Europe.Bruxelles espère voir l’hydrogène représenter 12% à 14% du mix énergétique à l’horizon 2050. Pour atteindre cet objectif, il faut toutefois augmenter la capacité de production de ce gaz vecteur d’énergie, encore balbutiante aujourd’hui, avec des investissements entre 180 et 470 milliards d’euros.

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L’Allemagne mise sur l’hydrogène

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L’Allemagne entend devenir le fournisseur numéro 1 de l’hydrogène dans le monde. Face aux enjeux du réchauffement climatique, les grandes puissances mondiales développent différentes stratégies pour aborder les défis de la transition énergétique. L’Allemagne a récemment annoncé un plan de développement de la technologie de l’hydrogène. L’objectif du pays : décarboniser son industrie et devenir le producteur et fournisseur numéro 1 d’hydrogène dans le monde.

iStock-Fokusiert

Un plan de 9 milliards d’euros

Le programme de développement adopté début juin entre dans le cadre d’un plan colossal de 130 milliards d’euros annoncé par le gouvernement allemand pour relancer son économie au sortir de la pandémie. L’Allemagne prévoit 50 milliards d’euros d’investissement dans la transition énergétique. La portion consacrée au développement de l’hydrogène inclut l’investissement dans la recherche, les infrastructures de production et le développement de partenariats internationaux. Le gouvernement ambitionne de consacrer 7 milliards d’euros au développement du marché intérieur et 2 milliards au développement de partenariats à l’échelle mondiale. A moyen terme, ce plan a pour objectif d’augmenter la capacité de production du pays à environ 10 Gigawatts avant 2040. Dans un plan adopté en décembre 2019, l’Allemagne s’était donné pour objectif de réduire de 55% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici l’année 2030, par rapport à ce qu’elles étaient en 1990.

Le marché de l’hydrogène

L’hydrogène, qui permet de stocker de l’électricité, se présente comme une solution intéressante dans le cadre de la transition énergétique. Il permettrait notamment d’augmenter l’autonomie des batteries des voitures électriques et de « décarboner » les transports publics. On le retrouve aujourd’hui dans les secteurs de l’industrie comme l’acier, où il est produit à partir d’énergies fossiles. Le gouvernement allemand prévoit la production d’hydrogène « verte », produite à partir d’électricité durable (panneaux solaires, éoliennes, etc.). Le secteur ciblé par l’Allemagne est l’automobile, en voie forcée de décarbonation, après plusieurs affaires liées à des moteurs diesel frauduleux. Le plan de relance allemand s’engage clairement en faveur de l’énergie durable, refusant notamment l’octroi de primes à l’achat pour les véhicules à essence.

La concurrence chinoise et européenne

L’Allemagne n’est pas le seul pays à convoiter l’hydrogène. En Europe, la France entend consacrer 1,5 milliard d’euros de fonds publics sur trois ans pour développer un avion neutre en carbone d’ici 2035, propulsé à l’hydrogène. En 2018, l’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, avait proposé un plan de développement de l’hydrogène, avec un budget de 100 millions d’euros sur deux ans. L’ancien ministre avait alors déclaré : « cette molécule, qui renferme énormément d’énergie, va devenir indispensable compte tenu de l’étendue de ses propriétés : elle permet de stocker l’électricité, d’alimenter des voitures, de recycler du CO2, de rendre les processus industriels plus propres ». La Chine, également engagée dans la course à l’hydrogène, s’est quant à elle fixée pour objectif de produire 1 million de voitures électriques à piles à hydrogène d’ici 2030. Les Chinois accusent cependant un net retard sur le développement de la technologie sur laquelle les Allemands, les Japonais et les Coréens planchent depuis plusieurs années.

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